vendredi, 08 novembre 2013

Le développement durable, vu par l'Oréal et Alexandra Palt, sa directrice RSE

Le 23 octobre dernier, L'Oréal annonçait ses engagements en matière de développement durable à horizon 2020, organisant dans la foulée son Forum "Réenchanter la consommation durable", réunissant ONG partenaires et entreprises pour partager leurs expériences.

 

Invitée à assister au débat, je craignais un bel exercice de com enrobée de greenwashing green icing. En même temps, j'avais en mémoire la récente enquête Global Green Brands sur le décalage entre la crédibilité des allégations vertes des 100 plus grandes marques mondiales et leurs performances réelles en la matière, avec une perception souvent faussée des consommateurs, aussi bien positivement que négativement. Or, L'Oréal s'avère une des marques les plus pénalisées, aux performances bien supérieures à ce que croient les consommateurs. 

 

Qu'apprend-on des engagements du groupe d'ici 7 ans? Trois éléments majeurs :

  • L'ensemble des produits du groupe auront un impact environnemental ou social positif, avec un effort notamment sur des formulations moins impactantes (ressources renouvelables, moins d'eau utilisée, chimie verte...) et/ou un packaging mieux pensé.
  • Empreinte environnementale réduite de 60% (60% de CO2 provenant des usines et centrales de distribution en moins par rapport à 2005, 20% de CO2 en moins pour le transport de produit par rapport à 2011, 60% de consommation d’eau et de production de déchet en moins par unité de produit fini par rapport à 2005, zéro déchet en décharge).
  • Le profil environnemental et sociétal de tous les nouveaux produits seront rendus accessibles aux consommateurs, qui pourront participer à un comité consultatif de consommateurs pour influencer sur les actions développement durable du groupe.


Est-ce suffisant pour un groupe avec une telle force de frappe ?

Soyons honnête, le consommateur lambda (aussi bien chinois, russe ou français) se soucie bien plus du logo sur son produit cosmétique que ses ingrédients qu'il est de toutes les façons incapables de décrypter. Il est alors tentant pour un groupe où l'aura de la marque fait sa renommée en assurant ses ventes de ne pas imposer de choix trop radicaux. Mais tout de même, je regrette l'absence de labels, avec des années références trop récentes (tel 2011 pour les transports!!!) et des aspects quantitatifs relatifs aux formulations et packaging bien vagues. Mention spéciale aussi aux infographies du site de L'Oréal totalement biaisées (et dans ce genre de contexte, ce n'est jamais un hasard, d'où la critique acerbe): l'échelle des abscisses n'est pas respectée, masquant en fait un net affaiblissement des courbes (et donc, des efforts : voir la courbe réelle) - la question de savoir si finalement, les objectifs 2020 ne sont pas presque atteints et auraient donc pus être poussés plus loin se pose.

 

Mais je veux rester positive car, finalement, le meilleur signe de ces engagements est peut-être la volonté du groupe de s'ouvrir aux parties prenantes, comme à l'occasion de ce Forum où j'ai pu ensuite poser quelques questions à la directrice RSE du groupe.

 

Entretien avec Alexandra Palt, Directrice Responsabilité Sociétale et Environnementale du Groupe L'Oréal


environnement,l'oréal,cosmétique,beauté,entreprise,développement durable 1. Qu'est ce qui a motivé la démarche de proposer une telle conférence? Quels en étaient les résultats/effets attendus?

Comme vous le savez, nous avons annoncé le matin de la conférence nos engagements en matière de développement durable à horizon 2020. La consommation durable est au cœur de ces engagements, puisque nous voulons en 2020, donner à tous les consommateurs de produits L’Oréal la possibilité de faire des choix de consommation durables. C’est un engagement très ambitieux, qui répond à une problématique à laquelle l’ensemble des industries de consommation vont être confrontées dans l’avenir. Mais c’est un sujet complexe, sur lequel nous ne prétendons pas avoir toutes les solutions. C’est la raison pour laquelle nous avons voulu rassembler les experts les plus pointus de ces questions au niveau mondial actuellement, nos cinq partenaires BSR, Futerra, Forum for the Future, Sustainable Brands et WBCSD, pour faire avancer en Europe et en France la réflexion collective sur le sujet, en invitant des experts RSE, des pouvoirs publics, des ONG, et s’inspirer ensemble en partageant des beaux exemples .

 

2. Tout au long de cette conférence, des entreprises, des ONG se sont exprimées, sauf L'Oréal (hors intro/conclusion): pourquoi un tel effacement de soi?

C’est un choix, l’idée n’était pas de nous mettre en avant, mais de partager un certain nombre d’exemples inspirants. Nous avons introduit et conclu, donc nous n’étions pas complètement en retrait non plus.

 

3. Parmi les entreprises qui sont intervenues, quelques-unes n'ont pu s'empêcher de vraiment s'auto promouvoir (notamment BMW qui a été jusqu'à passer sa publicité). Dans un contexte où même L'Oréal s'est mis en retrait, cela paraît maladroit. Aviez-vous établi un cadre d'intervention ou aviez-vous laissé au contraire une grande liberté sur le choix des sujets?

Nous avons voulu laisser la parole libre bien sûr, et l’idée était de partager ensemble des best practices, que nous avions identifiées comme telles, avec nos partenaires, sur le sujet. Donc je ne pense pas que cela était maladroit, nous voulions que chaque entreprise choisie présente ce qu’elle a fait de manière complète. Le cas BMW i est intéressant de la conception jusqu’à la communication au consommateur par le biais de la publicité.

 

4. Que retenez-vous de cette expérience?

Une expérience formidable, de voir des intervenants venus du monde entier apporter leur expertise et leur passion sur le sujet. Je suis pour ma part très heureuse d’encourager ces échanges, qui nous permettent de nous inspirer les uns les autres, par-delà les secteurs.

 

5. Si c'était à refaire, changeriez-vous d'emblée quelque chose à cette formule et quels nouveaux objectifs aimeriez-vous atteindre?

Nous ne changerions pas grand-chose. Nous avons atteint notre objectif de rassembler des experts RSE, des entreprises, des ONG, des représentants des pouvoirs publics, pour partager ensemble des solutions innovantes en matière de consommation durable.

 

6. L'expérience sera-t-elle réitérée?

Oui sans doute, nous aimerions poursuivre la réflexion, en prenant en compte les contextes culturels régionaux, par exemple en organisant des échanges en France.

 

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En mentionnant la possibilité d'organiser des échanges en France (dernière phrase), voilà peut-être le début de la véritable évolution du groupe. Instaurer un dialogue accroit considérablement les chances de se rendre compte à quel point le monde et les mentalités évoluent et attendent du changement : c'est souvent l'élément déclencheur le plus efficace pour opérer un changement de cap. Espérons.

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Site officiel des engagements DD du groupe: http://lorealcsr2020.com
Crédit photo: L'Oréal

mardi, 29 octobre 2013

Afterwork le 7 novembre : découvrez le projet Senseschool

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Le réseau Femmes & Développement Durable organise le 7 novembre prochain un afterwork pour découvrir le projet SenseSchool. Venez nombreux!

De quoi s'agit-il? Inspiré de l’expérience de la communauté MakeSense, SenseSchool propose à des étudiants de réfléchir autour de défis d'entrepreneurs de l'ESS (économie sociale et solidaire) pour proposer des solutions innovantes. Montée en entreprise, SenseSchool met en place des programmes de formation et accompagne ces étudiants qui acquièrent de ce fait des compétences clés pour leur insertion professionnelle. L'équipe a ainsi travaillé avec l'ESCP Europe (en savoir plus sur le projet).


L'afterwork sera animé par Marine PLOSSU, Présidente et co-fondatrice de SenseSchool et Caroline DELBOY, Directrice Générale et co-fondatrice.


Informations pratiques
Ouvert à tous, tarif: gratuit adhérents / participation libre (1) non-adhérents
Inscription : obligatoire, envoyez un mail à femmesdd[at]gmail.com
Horaire: 19h15 - 20h30
Lieu: Espace SenseCube, 11 rue Delouvain, 75019
Accès: à 100m du métro Jourdain, Ligne 11

(1) Donnez ce que vous voulez sur place, cela permet d'aider au fonctionnement de l'association.

mercredi, 23 octobre 2013

Ce que la formidable espérance de vie française ne vous dit pas

santé, bien-être, espérance de vie, qualité de vie, maladieMieux vaut vivre à Malte et mourir en France?


On nous bassine l'excellente espérance de vie française, une des plus élevées du monde... pourtant, nous sommes un pays de grabataires en puissance.

 

Grâce à l'intervention de Véronique Chabernaud à laquelle j'ai récemment assisté au LH Forum (1), j'ai découvert l'espérance de vie sans incapacité (EVSI), soit la moyenne d'âge à laquelle on peut espérer vivre sans incapacité - un chiffre calculé par l'EHLEIS (European Joint Action on Healthy Life Years) pour toute l'Union Européenne depuis quelques années.

 

Or, la France n'a vraiment pas de quoi se vanter (d'où certainement son silence). D'abord parce que si l'espérance de vie des femmes est la plus élevée chez nous, il n'en est rien pour les hommes (= moyenne de l'UE27 sachant que les pays de l'Est et Balte tirent vers le bas...). Quant à vivre en bonne santé, un(e) français(e) n'atteint pas la retraite qu'il/elle connaît déjà des épisodes invalidants tandis que maltais et suédois en profiteront gaiement au delà de 70 ans, talonnés par... les grecs, soit 8 à 10 ans de plus qu'un français sans invalidité. Excusez du peu!!!

 

Je vous livre l'aperçu complet (cliquez sur l'image pour afficher le pdf avec les classements des pays par ordre décroissant pour chaque catégorie):

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Une gouvernance dans le déni 


Notre pays semble ignorer royalement cet indicateur pourtant alarmant, qui devrait susciter un profond questionnement: comment expliquer un tel décalage en France - pays où, parait-il, il fait bon vivre ? Quid du trou de la sécu qui doit affronter 10 ans de plus à couvrir des pathologies invalidantes dans notre pays? Quid des assureurs qui augmentent forcément leurs tarifs à la vue de tels chiffres? Quid de la capacité des hôpitaux dans les décennies à venir?

 

Voilà bien un défi majeur pour l'avenir du bien-être des français dont la gouvernance ne semble guère se soucier... Je ne sais pas vous, mais ces 10 ans d'écart avec les suédois me laissent totalement perplexe.

 

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A noter: les chiffres pour l'année 2011 sont encore provisoires mais peuvent être consulté sur le site de l'INSERM.


(1) A propos du LH FORUM
Pour la 2ème année consécutive, le Groupe PlaNet Finance a organisé le LH FORUM du 25 au 27 septembre 2013. S’inscrivant dans un mouvement plus large, le Mouvement pour une économie positive, il est le premier sommet international sur ce sujet. L’enjeu était de partager avec le plus grand nombre des initiatives innovantes d’acteurs du monde de l’économie mettant en œuvre des projets au service de la société et de l’environnement, privilégiant l’intérêt des générations futures.

Les vidéos des principales conférences et interviews de speakers sont visualisables en ligne, profitez-en! Lien: www.ecoplus.tv/economie-positive/lh-forum/

jeudi, 12 septembre 2013

PlanetSolar, le plus grand bateau solaire visible à Paris!

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Le MS Tûranor PlanetSolar est le plus grand bateau solaire du monde: 100 t, 23 m de large, 35 m de long et 512 m² de panneaux solaires lui ont permis de faire le tour du monde entre 2010 et 2012. Sous pavillon Suisse, soutenu par de multiples partenaires dont l'université de Genève, le PlanetSolar est reparti en 2013 pour mener une expédition scientifique dans l’Atlantique avec Gérard d'Aboville comme capitaine. Depuis mardi et jusqu'au dimanche 15 septembre, le bateau est amarré au quai André Citroën (en face du parc) où petits et grands peuvent l'admirer.


L'expédition scientifique

L'objectif de la campagne 2013 était d'étudier les aérosols dispersés par les embruns à l'interface océan/atmosphère le long du Gulf Stream, ce courant considéré comme le régulateur essentiel du climat européen et nord-américain, afin de mieux comprendre les processus climatiques et anticiper les changements. Ces aérosols sont des particules relâchées par les eaux, constituées de microorganismes marins, de sels et d'éventuels éléments chimiques. Les données ont été mesurées avec la Biobox, développée par le Groupe de physique appliquée de l’Université de Genève. L'intérêt d'un bateau solaire est évident car aucune pollution n'est émise qui pourrait biaiser les mesures.

 

Les premiers résultats de cette campagne devraient être diffusés vers la fin de l'année mais d'emblée, l'équipe scientifique a été surprise des quantités d'aérosols mesurées, bien supérieures aux prévisions. Cela pourrait leur conférer un rôle important (les particules peuvent, par exemple, être à l'origine de la formation de nuages) - sans que nous n'ayons cependant une idée des effets pour l'instant. Sans doute faudra-t-il alors en tenir compte dans les modélisations du climat et ses évolutions.

 

En savoir plus: www.planetsolar.org

jeudi, 01 août 2013

Écotourisme: Mayenne [VERT]ueuse

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La Mayenne fait partie de ces départements peu connus des français, moi la première - du moins, jusqu’à l’année dernière où j’avais eu un véritable coup de cœur pour le site Échologia ("Découvrez EcH2Ologia, l'OVNI touristique écolo au coeur de la Mayenne").

 

C’est un tort, surtout pour les franciliens qui y trouveraient à 1h30 de Paris un département où les fleurs multicolores abondent partout, aux bords des routes, des berges ou aux ronds points comme des tableaux vivants de Monet. Discrètement, des petits panneaux rappellent qu’ici, la politique départementale favorise la gestion raisonnée et la fauche tardive. Mais une petite escapade m'a surtout permis de réaliser que ce département abrite de très belles initiatives touristiques écolo à découvrir

 

Le site Echologia a maturé (3 premières photos ci-dessus): un gros travail d'aménagement paysager s'est poursuivi et la diversité des logements insolites est un vrai bonheur (testés et approuvés), perdus dans cet océan de verdure où les heureux touristes cotoient le potager bio, la piscine naturelle, les zones humides (exemptées de moustiques!) et les petits chemins sous bois. Mais Echologia, ce n'est pas juste un énième lieu d'hébergement de touristes en mal d'originalité, c'est une véritable démarche écologique globale, visant à sensibiliser et éduquer la population. Situé à seulement quelques kilomètres de la gare de Laval, le site peut se visiter librement et il vaut le détour!

 

Le Manoir de Merlin et son jardin médiéval primé :

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mardi, 02 juillet 2013

Moi Président, je n'ai rien compris à l'intérêt de l'écologie pour l'économie de la France

environnement, écologie, gouvernanceAprès avoir vivement critiqué les coupes sévères que subissait le budget 2014 de son ministère, Delphine Batho, Ministre de l'écologie, vient de se faire brutalement remercier.

Or, la baisse de 7% annoncée est la plus forte diminution en pourcentage du gouvernement, révélant un signal fort à l'encontre de la prise en compte de l'écologie dans la stratégie de long terme de la France. Est-ce vraiment une surprise quand l'écologie a fait tant défaut dans les débats de la présidentielle? Pourtant, elle est la solution de long terme. L'intégralité des thèmes en jeu ont un lien étroit avec notre économie :

 

Moi, l'écologie, je réduis la pollution de l'air et j'améliore la santé. A long terme, c'est moins de dépenses d'assurances santé en évitant notamment la multiplication des cas d'asthmes,  d'allergies, voire de cancers.

 

Moi, l'écologie, j'améliore les performances énergétiques. Je limite les besoins d'investissement pour la production d'énergie et à une ère où le coût de l'énergie ne cesse d'augmenter, c'est permettre aux citoyens de préserver leur pouvoir d'achat.

 

Moi, l'écologie, je réduis la proportion de déchets, je réduis donc les coûts de traitement et de ramassage des ordures ménagères, j'évite la multiplication de construction d'usines de traitement et de centre d'enfouissement des déchets.

 

Moi, l'écologie, j'encourage le commerce équitable, participant à la diminution de la pauvreté dans le monde par un meilleur partage des revenus et à terme, je limite les flux migratoires et les besoins d'aides au développement.

 

Moi, l'écologie, j'agis sur la qualité de l'eau, limitant les investissements dans les moyens d'assainissement, encourageant le tourisme et protégeant les zones agricoles.

 

Moi, l'écologie, je préserve les milieux naturels et protège les espèces menacées, j'évite l'érosion des sols, maintient la présence d'espèces prédatrices et limite la prolifération de maladies.

 

Moi, l'écologie, j'inspire l'innovation industrielle, les architectes et ingénieurs me copient pour créer des nouveaux matériaux, construire en réduisant les coûts et apporter des solutions techniques moins onéreuses.

 

Moi, l'écologie, je créée de l'emploi et rends les entreprises plus concurrentielles. Elles anticipent les contraintes réglementaires et occupent des nouveaux marchés, leur dynamique génère de l'emploi sur le long terme - le tout, sans subvention et sans intervention du gouvernement, contrairement à bien des secteurs industriels.

 

Moi, l'écologie, je préserve des régions et des savoir-faire, en attirant le tourisme et encourageant le développement de loisirs, en protégeant l'artisanat et des connaissances ancestrales, en permettant le développement d'économies locales.

 

Moi, l'écologie, je maintiens l'emploi en France car j'encourage à consommer local, je favorise le la R&D dans les entreprises, le développement du tourisme, des transports en commun (gérés forcément par des locaux), je contribue à préserver notre agriculture...

 

Moi, l'écologie, le gouvernement veut me tuer.

mardi, 25 juin 2013

Livre blanc gratuit: "La biodiversité, nouveau moteur de l'entreprise?"

biodiversité,entreprises,rse,conférence,livre blanc,environnement,écologieLe 25 avril 2013, l'association Femmes & Développement Durable organisait une conférence sur la biodiversité comme moteur de l'entreprise. Cet évènement a fait l'objet d'un livre blanc de 40 pages en libre accès (cliquez sur le livre virtuel ou flipbook ci-dessous). Je vous invite à le consulter et le diffuser largement.

 

L'objectif était de réconcilier les professionnels avec l'intégration de la biodiversité dans leur business en les sensibilisant sur les bénéfices à en attendre. Loin de subir les obligations réglementaires comme des contraintes, la biodiversité est surtout un formidable moyen d'innover, de devenir plus concurrentiel, de minimiser les risques sur le long terme et d'impliquer les salariés - de quoi forger une réputation qui peut convaincre les institutions financières qui commencent à observer attentivement l'intégration de ces enjeux.

 

La conférence a également été live-twittée, ces moments forts ayant été compilés dans un storify à découvrir absolument.