vendredi, 13 avril 2012

Réseaux sociaux & développement durable: servir et se servir

développement durable, communication, entreprise, gouvernance, réseaux sociaux, femmesD'un côté, nos modes de fonctionnement sont envahis par les réseaux sociaux. De l'autre, la notion de développement durable est omniprésente dans notre quotidien. Il arrive alors forcément que ces deux mondes se croisent. Reste la question de savoir comment. Partant de ce constat, le Réseau Femmes & Développement Durable(*) a organisé le 6 mars dernier une conférence sur "Les réseaux sociaux au service du DD et leurs usages par les professionnels".

 

Qu’il s’agisse d'utiliser les réseaux dominants, d’outils spécifiques ou de communautés dédiées, l'objectif était de faire le point sur ces nouveaux supports et apporter des éléments de réponses aux questions suivantes :

 

  •     Sous quelles formes s’articulent les réseaux sociaux autour du développement durable ?
  •     Quels sont les profils des utilisateurs et quels sont leurs attentes ?
  •     Quels liens les entreprises et les ONG peuvent-elles tisser avec ces réseaux ?
  •     Quels bénéfices attendre et quels risques en matière de communication?.


La conférence bénéficiait, entre autres, des retours d'expériences de Danone, du Crédit Agricole et du réseau international animé par l'ONG WiserEarth. Cet évènement a pu démontré que les notions de crédibilité et de transparence étaient à la base même de la relation entre l'entreprise et des consommateurs devenus de plus en plus initiés au développement durable, notamment au travers de nouveaux modes de consommations collaboratives. Le compte-rendu vient d'être publié, qui synthétise les critères clés à respecter pour les entreprises présentes sur les réseaux sociaux :

  •     être transparentes
  •     créer du contenu propre
  •     être à l’écoute
  •     accepter la conversation
  •     rester humble


Téléchargez le compte-rendu.


(*) A propos du Réseau Femmes & Développement Durable (FDD): réseau d'échanges professionnels, de partage d'expériences et de bonnes pratiques né en 2000, il s’est depuis constitué en association. Son objectif consiste, d’une part, à promouvoir un regard féminin sur toutes les questions liées à l’environnement, à la santé et, plus généralement, au développement durable. D’autre part, l’association s’attache à valoriser entrepreneuriat féminin et les actions menées en faveur du développement durable. C'est un réseau qui m'est d'autant plus cher que j'ai le plaisir de le présider. Pour en savoir plus sur l'asso: www.femmesdd.fr/about.html

lundi, 02 avril 2012

Des cochons dans les champs de blé ?

environnement,agriculture,eau,nitrates,porcs,compost,épandage,bretagneL'élevage des porcs en Bretagne est depuis longtemps pointé du doigt pour les problèmes de pollution engendrés par le lisier, responsable de taux particulièrement importants de nitrates dans les sols et l'eau. Non seulement ces derniers se retrouvent dans l'eau du robinet, la rendant impropre à la consommation, mais en agissant comme de l'engrais, ils entraînent la prolifération d'organismes, algues vertes en tête (voir fiche du CNRS).

 

Certes, les éleveurs ont l'obligation de traiter les excédents depuis 1998, notamment en recourant à l'épandage. Mais les tonnages de lisier sont trop importants et il fallait trouver une solution. Or, pourquoi chercher à se débarrasser d'engrais naturel dans un pays qui utilise 57.000 tonnes d'engrais chimique et 19.000 tonnes d'engrais minéral ?

Les céréaliers et éleveurs avaient bien conscience de ce potentiel, mais il a fallu attendre 2008 pour qu'une coopération à grande échelle voit le jour à l'initiative d'Aveltis (coopérative) et Laprovol (transformation d'engrais en granulés) sous la forme d'un GIE (Groupement d'intérêt économique) appelé Ter'avenir, qui vient de recevoir le Trophée de l'eau Loire-Bretagne 2011.

 

Le partenariat repose sur l'exportation de lisier breton vers les zones céréalières où les agriculteurs manquent d'engrais organique pour fertiliser leurs cultures céréalières. 15.000 à 20.000 tonnes de compost font désormais le trajet jusqu'au Loir-et-Cher. Le lisier restant est envoyé vers une unité de méthanisation produisant de l'électricité, dont la chaleur produite sert à transformer le compost en granulés, facilement utilisable par les agriculteurs. Une des grosses difficultés que le GIE a du surmonter était de stocker ces énormes tonnages, notamment en période hivernale (pas d'épandage), sans risquer de polluer les alentours. Une plate-forme de stockage a donc été créée pour réceptionner le lisier toute l'année. Elle est bitumée pour récupérer les eaux sales et une lagune artificielle retient les eaux de pluies destinées au nettoyage des camions. Lire la suite de l'article pour voir la vidéo de présentation:

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mardi, 20 mars 2012

Un livreur écolo Vert chez Vous?

environnement, mobilité, déplacement, vélo, ville durableRegardez ce petit vélo (triporteur) à assistance électrique car il est en passe d'investir Paris en allant et venant entre une péniche sur la Seine et les quartiers parisiens!


Vert Chez Vous est né fin 2011 de la fusion de deux transporteurs, pour développer une offre de distribution urbaine propre. A l'heure actuelle, l'entreprise livre l’agglomération parisienne depuis son entrepôt de 12.000m² à la Porte de Pantin grâce à des véhicules GNV en milieu périurbain et quelques triporteurs électriques sur Paris. Mais d'ici quelques semaines, une révolution s'annonce!

 

L’opérateur va mettre en oeuvre une flotte de 18 vélos qui vont distribuer pas moins de 2500 à 3000 colis par jour, avec pour plateforme logistique... une péniche qui va avancer au fur et à mesure de la journée sur la Seine, tel un entrepôt flottant. Voyez plutôt les slides suivantes décrivant le principe de fonctionnement:

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lundi, 06 février 2012

L'empreinte écologique d'Accor et de Danone

environnement,développement durable,hôtellerie,accor,earth guest research

En décembre, il y a eu les fêtes. Mais à deux jours d'intervalle, deux études sur l'empreinte écologique du groupe Accor et de Danone ont aussi été communiquées, dont l'ampleur est sans précédent. Elles marquent ainsi un gros travail initié par ces deux multinationales qui mérite d'être ventilé.

 

Le programme Earth Guest Research d'Accor


En juin 2011, le groupe Accor lançait Earth Guest Research, la première plateforme de connaissances partagées sur le développement durable dans l’hôtellerie, ouverte à tous. Cette démarche s'est concrétisée par le lancement d'une étude gigantesque sur l'empreinte écologique des établissements dans le monde entier. Par "gigantesque", j'entends 4.200 hôtels (sous marque Accor) et 145.000 collaborateurs répartis dans 90 pays, servant 56 millions de petits déjeuners chaque année. Grâce à cette étude, les leviers de changement prioritaires ont pu être identifiés, permettant non seulement au groupe Accor, mais à l'ensemble du secteur hôtelier d'orienter leurs stratégies pour réduire leurs impacts environnementaux. Les résultats ont été diffusés en décembre, avec son lot de surprises. Ces principaux leviers sont:

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jeudi, 26 janvier 2012

Les bananes au chlordécone: quand l'Etat "déconne"

environnement,santé, chlordécone, agriculture,pesticide,banane,gouvernanceLe jeu de mot était facile, mais il illustre surtout la réalité du scandale des bananes antillaises noyées 20 ans de trop d'un pesticide: la chlordécone. Le véritable responsable est notre Etat laxiste, année après année et tout bord politique confondu - ne l'oublions pas en ces temps d'élections. Soupçonné dès les années 60 d'être dangereux pour la santé (avec un risque accru du cancer de la prostate), les Etats-Unis ont retiré ce pesticide dès 1977. Mais il faudra attendre... 1993 pour que la France en fasse de même.

 

Ce scandale n'a véritablement émergé qu'au début des années 2000, quand des campagnes de mesure ont montré des taux inouïs de contamination des sols (jusqu'à 100 000 fois les normes admises pour l’eau) et une accumulation dans les végétaux, la chair des poissons, les graisses animales ou encore les produits laitiers.


Or, la durée de vie de la chlordécone est longue: suivant le contexte environnemental, plusieurs dizaines d’années sont nécessaires à l'élimination de la moitié du produit, soit 60 à 700 ans pour une dépollution naturelle des sols.

 

Pour en savoir plus, je vous invite vivement à lire l'article d'un médecin, Borée de son pseudo (qui édite le blog éponyme à mettre en favori!) : "Sinistres Tropiques". Mais avant.... j'attire votre attention sur la morale additionnelle du jour: si la toxicité de la chlordécone en elle-même semble modérée sur le foie, combinée à certains solvants, elle augmente leur toxicité jusqu'à... 6700 %.

 

Voilà pourquoi face à la plupart des industriels vous collant des produits de synthèse sous le nez (à commencer par les parfums de synthèse, les cosmétiques, etc.) en affirmant qu'aucun produit n'est dangereux, restez vigilant! En chimie, 1+1+1 est bien souvent égal à 100, ou 10.000 ou bien pire que cela. Moralité: évitez de cumuler 50 ingrédients dans un produit ou de diffuser des parfums qui se cumulent aux émanations de votre mobilier/déco...

lundi, 23 janvier 2012

Quand la médecine du travail rejette 3 millions d'actifs

environnement, santé, bien-être, entreprise, gouvernance, travail, médecineIls sont 3 millions d'actifs sur les 28 millions que compte la France, soit 10,5% des actifs délaissés par la médecine de travail, qui ne bénéfient d'une protection qu'au prix fort, sans aucune surveillance, sans suivi. Exit les visites obligatoires, la prévention, les conseils, le soutien psychologique et... bien sûr, on oubliera les arrêts.

 

Eux? Ce sont les 3 millions de dirigeants, pour l'essentiel des petits patrons de TPE constituant plus de 95% des entreprises en France...

 

Pourtant en tant qu'employeur, dès que vous embauchez, la médecine du travail vous saute dessus pour que vous cotisiez. Je trouverais cela normal si ce n'est que quelle que soit la date d'embauche, vous payez plein pot pour l'année en cours (comme ces 12 mois de cotisation pour 2 mois effectifs, en vous affirmant qu'on vous a emailé des convocations jamais reçues - donc zéro travail effectué - véridique). Par contre, le jour où un nouveau salarié signe un contrat puis se met en arrêt maladie, vous n'avez que vos yeux pour pleurer... et personne ne vient contrôler quoi que ce soit.

 

Tout cela, c'est du vécu. Le stress engendré aussi. Mais là, pas de visite obligatoire, l'Etat n'a institué aucune formalité pour s'assurer du bien-être des dirigeants et suivre leur état de santé. Or, l'employeur qui dirige a bien du mal à admettre d'éventuels problèmes de santé et surtout, à les faire connaître. Voilà bien un sujet tabou dans une France qui surmédiatise le suicide des salariés dans l'entreprise (un mal-être ne doit jamais être négligé, mais je vous invite à lire l'analyse sur le taux réel de suicides chez France Telecom).

 

Olivier Torrès, qui a créer Amarok, l'observatoire de la santé des dirigeants de PME, parle d'ailleurs des 3D: dépression, dépôt de bilan, divorce, auxquels s'ajoute parfois un quatrième, le décès. Des fois, je me dis qu'il faut être bien maso en France pour devenir entrepreneur: pas de filet (exit les indemnités chômage ou arrêt maladie), pas de santé sans payer le prix fort, pas le droit de louer (vous ne présentez pas les garanties d'un salaire)... bref, juste le droit d'être libre de votre emploi du temps, de ne plus subir de pression hiérarchique et d'être gratifié directement par votre travail. Je n'ai jamais regretté d'avoir créé mon entreprise (et d'être associée dans une autre). Mais je me dis tout de même que la note est sacrément salée en France.

 

La crise touche AUSSI de plein fouet les entrepreneurs. J'en connais qui sont tombés et en souffrent en silence. Mais pour eux, il n'y a pas de médecine du travail. Que vaut une nation si elle s'accorde sur la nécessité de protéger la santé des salariés mais pas de ceux qui les encadrent et les dirigent? Non, la plupart des patrons ne sont pas le diable et le bien-être social est une des clés essentielles du développement durable. Il serait temps d'en prendre conscience.

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Sources:
- "28 millions d'actifs en France", site d'Emploi pro (18 janv. 2010)
- "La santé du dirigeant, premier capital de la PME", L'Entreprise (29 avril 2010)
- Amarok, observatoire de la santé des dirigeants de PME, commerçants et artisans

lundi, 16 janvier 2012

Carrefour: plus de développement durable chez les fournisseurs

environnement, développement durable, alimentation, consommation, entreprise, RSE, CarrefourLe public est rarement tendre avec la grande distribution, critiquant le marketing "greenwashing" envahissant. Pourtant, il serait regrettable de systématiquement dénigrer les progrès accomplis d'autant que, paradoxalement, les meilleures actions ne sont pas toujours diffusées.

 

Savez-vous par exemple que Carrefour organise en interne avec ses fournisseurs un Trophée du Développement Durable depuis 3 ans? Il s'agit de récompenser les politiques durables les plus exemplaires de ses fournisseurs avec à la clé pour les lauréats, une visibilité et une mise en avant de leurs marque et produits auprès des clients.

 

Pour les évaluer, l'enseigne a mis en place un outil d’autodiagnostic dès 2006 pour permettre aux fabricant des produits de marque Carrefour (soit quelques 6300 sites de production dans le monde) de s’autoévaluer grâce à une grille de 49 critères. Ce travail a donné lieu à la première édition des Trophées en 2009 - qui se déroulent désormais chaque année. 2011 couronne les efforts menés par les entreprises françaises dont 72% utilisent l'outil de diagnostic.


Evidemment, certains sursauteront à la lecture d'autodiagnostic...

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mercredi, 04 janvier 2012

Résolution 2012: positiver?

environnement, gouvernance, entreprise, bien-être

Et si nous décidions cette année de positiver? Oui le monde, l'euro, le chômage, la dette... sont en crise. Oui l'environnement va mal, très mal, notre santé en empatit, les citoyens ont du mal à changer leurs habitudes, la gouvernance met un temps fou à légiférer et les industriels traînent de la patte. Ah oui. Et puis c'est aussi supposé être la fin du monde. Ajoutez à cela un temps de ch*** sur une bonne partie de la France et voilà de quoi s'abonner définitivement aux cures de prozac.

 

Et si nous faisions plutôt le choix de positiver? Après tout, il y a des filières où le chômage est minime, des sociétés qui connaissent un bel essor et à regarder de très près, un nombre croissant d'entreprises s'investissent dans des projets de développement durable de plus en plus poussés - preuve que l'éveil des consciences prend de l'ampleur. Je vous parlerai d'ailleurs dans les prochaines semaines de Carrefour, Danone et Accor, entre autres, mais aussi de jeunes entrepreneurs très prometteurs.

 

Oui, tout n'est pas rose. Mais il serait temps de valoriser les actions qui font du bien à la planète, qui engendre un progrès social tout en répondant à des modèles économiques viables. C'est aux médias d'aller chercher cette info, de la mettre en avant pour servir de moteur au changement. Il ne s'agit pas de faire l'autruche, mais de se booster tout simplement le moral, c'est ainsi que l'on avance!

 

Cette philosophie a toujours été au coeur de ce blog mais, parfois, je me sens bien seule. Je compte donc sur vous pour semer la bonne humeur autour de vous. Bonne année 2012!

dimanche, 16 octobre 2011

Sous les pavés, un gisement... 1ère mine urbaine à La Défense

environnement, déchets, entreprises, matériaux

Ca pourrait être une blague et pourtant... la SEMU (Société d'Exploitation des Mines Urbaines) s'est implantée il y a quelques jours au coeur de la Défense, le quartier d'affaire parisien. Société spécialisée dans l’exploitation des ressources stratégiques urbaines, il semblerait qu'elle ait obtenue les autorisations pour un petit forage au milieu du parvis

 

En effet, le site de Defacto – EPGD (Etablissement Public de Gestion du quartier d’affaires de La Défense) précise que le gisement visé devrait s’avérer riche en "nouvelles ressources stratégiques pour l’industrie de haute technologie". Difficile d'imaginer de quoi il s'agit quand on connait la constitution calcaire du bassin parisien... Ceci dit, des compagnies américaines se sont déjà alliées pour exploiter des gisements non conventionnels de pétrole (voir l'article du Figaro). Ce ne serait donc pas une première...

 

Pour en savoir plus, je vous invite à revenir dès demain sur le blog car une réunion publique d’information doit se tenir lundi 17 octobre à partir de 12h30. Je ne manquerai donc pas de vous tenir au courant!

mardi, 27 septembre 2011

Les Ateliers de la Terre - Du ver de terre à l'Homme

environnement, développement durable, sea shepherd, gouvernance, entreprises, éducation citoyenne

Me voilà au milieu des Ateliers de la Terre à suivre les interventions de grands décideurs sur le futur du développement durable. Décideurs… n'est-ce pas supposer faire naître des décisions et donc, engendrer des actions? Pourquoi alors cette impression de déjà entendu depuis 20 ans?

 

Le discours d'introduction de Paul Watson, directeur de l'ONG Sea Shepherd Conservation Society démarre pourtant comme un cri d'alarme:

 

"L'humanité a très peu de mémoire et aucune capacité à se projeter dans le futur. Nous sommes une espèce stupide, écologiquement stupide, qui ne réalise pas que les vers de terre sont plus importants que les gens car ils peuvent se passer de nous – mais nous ne pouvons nous passer d'eux (…)."

 

Ma vie contre un ver de terre? Pourtant, aussi désagréable que cette idée puisse paraître aux oreilles du grand public, c'est la vérité. Nous ne sommes pas indispensables – n'en déplaise à la consultante surmédiatisée, Bettina Laville, qui s'est empressée de rectifier en précisant que l'homme était au moins aussi important que le ver de terre et surement plus.

 

Est-ce de l'arrogance ou de l'inconscience, toujours est-il que d'un point de vue biologique, la nature peut se passer de nous. Quant à notre place spirituelle où nous avons foi en notre différence (supériorité?) par rapport à cette même nature, il reste que si nous saccageons notre environnement, nous ne gagnerons qu'une chose: nous saccager nous même.

 

"La biosphère est entretenue par un équipage – mais nous ne sommes pas cet équipage, nous sommes les passagers. L'équipage est constitué de bactéries, d'insectes, de vers de terre… et en tant que passager, nous devrions préserver cet équipage. Si l'océan meurt, nous mourons."

 

L'inaction. Voilà bien le fléau de notre société. De Rio à Rio+20, quelle différence? Il serait bien hypocrite de décrier le manque d'engagement de ces grands décideurs déconnectés du terrain, défendant leurs intérêts financiers immédiats et leurs sièges électoraux. Qui ne s'est pas énervé après le citoyen lambda prié de changer un tantinet ses habitudes et qui refuse tout en bloc, ou après celui doté soudainement d'un petit pouvoir qui lui monte à la tête (de la présidence d'une commission locale à l'asso…).  "L'humanité n'a aucune capacité à se projeter dans le futur" disait Paul Watson. Ne serait-ce pas au fond le plus grand combat qui s'annonce pour l'Homme? Lorsqu'il comprendra la souffrance, la destruction, la violence qui peuvent être évitées en planifiant sur le long terme, peut-être pourrons-nous enfin vivre en harmonie – une harmonie pourtant à portée de main.

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