mardi, 09 avril 2013

Conférence "BIODIVERSITÉ, NOUVEAU MOTEUR DE L’ENTREPRISE ?" le 25 avril

biodiversité, entreprise, conférence, réseau femmes & développement durable

Je vous invite à participer à une conférence que je co-organise, venez nombreux !

 

Si les entreprises persistent à voir la biodiversité sous le prisme de beaux paysages et d’animaux menacés d’extinction, elles oublient que leur bonne santé doit beaucoup à leur façon d’intégrer la biodiversité dans leurs pratiques. Les institutions financières l’ont bien compris, plaçant désormais les dégradations causées par une entreprise comme un des principaux risques pouvant considérablement affecter sa réputation. Mais loin des contraintes, la biodiversité offre aussi un formidable potentiel. L’économie d’une multitude de secteurs en dépend (agriculture, pêche, agroforesterie, agro-alimentaire…) et le vivant est une source d’innovation inépuisable (applications industrielles, nouveaux médicaments...).

 

Afin de réconcilier l’entreprise avec la biodiversité et d’en (dé)montrer tout le potentiel, le réseau Femmes & Développement Durable, que j'ai le plaisir de présider, organise le 25 avril 2013 la conférence "BIODIVERSITÉ, NOUVEAU MOTEUR DE L’ENTREPRISE ?". Des responsabilités qui incombent aux entreprises (et dont elles mesurent mal l’étendue) aux formidables ressources inépuisables qu’elles pourraient en tirer, chercheurs, bureaux d’études, entreprises et institutions viendront ainsi débattre de façon très pragmatique dans le cadre de trois tables rondes:

  • 1ère table ronde : Innover grâce à la biodiversité et opportunités
  • 2ème table ronde : Évaluer les risques, répondre aux exigences réglementaires et compenser les atteintes
  • 3ème table ronde : Soigner sa communication et préserver sa réputation

 

La conférence a lieu de 9h à 13h à l’auditorium de Generali France (en face du RER D Stade de France, 15 mn des Halles). Programme complet et informations pratiques sur :

www.weezevent.com/conference-biodiversite-entreprise

vendredi, 08 mars 2013

Découvrez le Réseau Femmes & Développement Durable

femmes, développement durable, réseau, entrepreunariatCette journée de la femme est l'occasion de vous présenter le Réseau Femmes & Développement Durable (FDD), que j'ai le plaisir de présider.

 

Né an 2000 à l'initiative de pionnières du développement durable, le réseau commençait à s'essouffler jusqu'à ce qu'en 2010, un groupe de femmes décidait de le relancer. Deux ans plus tard, l'association FDD voyait le jour.

 

Objectifs et activités du réseau

Le réseau Femmes & Développement Durable s'attache à :

  • Promouvoir un regard féminin sur toutes les questions liées à l’environnement, à la santé et, plus généralement, au développement durable (DD);
  • Valoriser l’entrepreneuriat féminin et les actions menées en faveur du développement durable.

 

La dynamique du réseau repose avant tout sur la mutualisation des ressources et dans ce but, nous organisons des débats et conférences avec des experts, avec une approche très pragmatique pour apporter des info concrètes aux participants. Nous avons ainsi récemment abordé les thèmes de la consommation et l'économie collaborative, la crébilité de la communication DD des entreprises ou encore les réseaux sociaux au service du DD et leurs usages par les professionnels. Notre prochaine conférence portera sur "la biodiversité comme moteur de l'entreprise" le 25 avril prochain.

 

Pour l'instant, ces rencontres se déroulent sur Paris mais nous aimerions qu'elles essaiment.


Avez-vous le profil ?

Nos adhérentes sont des femmes qui ont un lien étroit avec le développement durable, provenant d’horizons variés (des grands comptes aux TPE, ONG, institutions publiques, étudiantes…). FDD est sans doute le seul réseau à offrir une telle diversité de profils qui crée la richesse très particulière de l’association et alimente les réflexions (ce n'est pas moi qui le dit, cette approche fait notre succès auprès des membres). Pour y parvenir, pas de secret: FDD maintient un tarif d'adhésion abordable (50 euros/an) qui permet d'assister gratuitement à tous les débats et conférences organisés (5-6 par an) - exit les écrémages pratiqués par certains réseaux. Parfois, on dîne même ensemble, l'occasion d'échanger de façon très conviviale autour de menus sympas. En savoir plus sur l'adhésion.

 

Il reste aussi possible de participer aux évènements en tant que non-adhérent, moyennant des frais de participation variables suivant le type de rencontre.

 

Où sont les hommes?

Les hommes sont les bienvenus lors de nos évènements et heureusement! Leur regard et leurs retours d'expérience participent pleinement à l'échange. Seule l'adhésion en encore réservée aux femmes car l'essence même du réseau est de les promouvoir et les encourager au travers d'une forme d'émulation entre membres. Malheureusement, tant que les inégalités de salaires, les plafonds de verre et autres réjouissances discriminatoires auront cours, les femmes ressentiront le besoin de se serrer les coudes. Mais la société évolue, nous aussi, donc à bon entendeur...

 

Vous aussi êtes impliqué(e)s dans le développement durable? N'hésitez pas à nous rejoindre ou à nous envoyer un mail (femmesdd [at] gmail.com) pour vous inscrire à notre liste de diffusion et suivre notre activité!

mardi, 04 décembre 2012

13 déc - Économie et Consommation collaboratives : modèle économique durable ou adaptation transitoire à la crise ?

économie collaborative,consommation collaborative,conduite du changement,entreprisesJ'écris moins souvent sur le blog car je suis très prise par mes activités et justement, le réseau Femmes & Développement Durable que j'ai le plaisir de présider organise le 13 décembre un débat sur la consommation et l'économie collaborative. Il est encore possible de vous inscrire donc n'hésitez pas, ce sera aussi l'occasion de rencontrer certains d'entre vous! La conférence a lieu de 18h45 à 21h, Cabinet Lefèvre Pelletier & associés (136, av. des Champs Élysées - PARIS 8).

 

L'objectif est de répondre aux questions suivantes:

  • Comment ces nouvelles formes de consommation et d'économie peuvent-elles être mise en œuvre au service du développement durable?
  • Comment les entreprises s'adaptent-elles à ces changements?
  • Existe-t-il des contraintes règlementaires à respecter lorsqu'on partage du contenu?
  • Quelles sont les opportunités en terme de business?
  • Quel avenir ces nouvelles approches peuvent-elles avoir? La tendance est-elle durable et viable?


Intervenants confirmés :

  • Sarah CORNE, Directrice du Fundraising et de la Communication, PLANET FINANCE -  Organisation de solidarité internationale qui a pour mission de lutter contre la pauvreté par le développement de la microfinance.
  • Antoine JENOUDET, Président Directeur Général de WECAB - Système de taxis partagés lancés par G7
  • Katerine MUGFORD, Consultante experte 2.0, TAEMANA Ltd - Cabinet accompagnant les entreprises dans leurs projets de collaboration et de partage.
  • Xavier PICAN, Avocat associé du Cabinet LEFÈVRE PELLETIER, spécialisé en droit de la Propriété Intellectuelle et Nouvelles Technologies.

 

Pour vous inscrire, envoyez un mail à femmesdd[at]gmail.com. L’entrée est gratuite pour les adhérentes de l’association (50 euros, adhésion jusqu'au 31 déc. 2013 - en savoir plus) et de 20 euros pour les non-adhérentes (adhésion/inscription réglable sur place). Pour recevoir la synthèse du débat, vous devez être adhérente de l’association ou inscrite au débat en tant que non-adhérente.

mercredi, 06 juin 2012

L'écologie en échec, l'Humanité peut danser tranquille.

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Quand je parle d’environnement et plus largement de développement durable, j’essaye d’être positive, que ce soit professionnellement ou sur ce blog. Je chasse le catastrophisme ambiant en partant du principe que le (bon) exemple sert de moteur aux gens pour avancer. Mais je suis en train de perdre foi en l’humanité, ma bonne humeur s’évapore de mois en mois jusqu’à un niveau de ras-le-bol jamais atteint.

 

Ce n’est pas un sentiment qu’une consultante comme moi a envi de mettre en avant. Avoir une part de soi-même qui s’avoue vaincue, c’est tout simplement tabou. Et l’admettre, c’est encore plus dur. Mais parce que j'ose en parler, je me suis rendue compte ces derniers temps que j’étais loin d’être le seul professionnel concerné. Pas plus tard qu’aujourd’hui, je viens encore d’apprendre qu’un consultant dont j’apprécie particulièrement la niaque et l’optimisme notoire vient de s’abonner au camp des résignés.

 

Je réalise de façon dramatique que de plus en plus de professionnels ou d’associatifs travaillant dans l’environnement n’en peuvent plus de répéter les mêmes choses, de prévenir encore et encore, autant de visionnaires qui s’en prennent plein la gueule parce qu’évidemment, les individus lambdas ou des élus savent mieux que des milliers d’experts l’état des lieux exact de la planète et les solutions pour freiner l’aggravation des symptômes. Alors certes, tous ne sont pas parfaits et transmettent parfois des informations inexactes à l’effet dévastateur (les médias gobent 1000 conneries quand elles viennent d’EDF mais un écolo isolé un peu trop zélé, on ne le rate pas). Mais globalement, devoir encore et encore tergiverser sur « y a-t-il encore assez de pétrole pour les 50 ans ou 150 ans à venir » face à plus d’un milliard de voitures dans le monde et 100.000 véhicules en plus par jour, n’est-ce pas être totalement maso ?

 

Le secteur du luxe ne s’est jamais aussi bien porté tandis que la misère gangrène jusqu’aux pays les plus riches et que financer des projets à l’autre bout du monde préservant les populations locales et leur habitat naturel devient mission impossible. Mais inutile de taper sur les riches : combien de femmes, qui n’ont pas de larges revenus, succombent à D&G, Vuitton ou Chanel après avoir longtemps économisé ? Combien d’HLM disposent d’une gigantesque télé tout en se nourrissant de poulet de batterie 1er prix (j’ai cessé de faire le décompte dans les logements que j’ai visités) ?

 

Cessons de pointer du doigt des riches dont, au final, tant imiteraient illico le train de vie s’ils en avaient les moyens. Tout est une question de priorité. L’humanité a clairement fait un choix : celui de privilégier sa consommation matérielle au détriment de sa santé et son équilibre à long terme. Pourtant, personne n’a jamais aspiré à partir en vacances dans un bidonville ou une barre HML (avec vue sur le périphérique, tant qu’à faire). Non. Réfléchissez plutôt aux raisons qui nous amènent à désespérer de partir en vacances, de fuir le train-train métro-boulot-dodo, d’avoir envie de se relaxer, de passer du bon temps entre amis (ou se retrouver enfin seul et tranquille), de partir à la mer, la montagne, de voyager et provoquer des dépaysements sensoriels ? Le dénominateur commun est la quête d’une sensation de bien-être en agitant nos sens et en fuyant l’oppression. En somme, l’antithèse de ces visions de science-fiction aux champs infinis de tours dont les pieds s’enfoncent dans l’obscurité nauséabonde et crasseuse où l’humanité tente de vivoter tant bien que mal. Malheureusement, de Blade Runner au 5ème élément en passant par l’armée des 12 singes, dans combien de temps cette qualité de vie repoussante risque de devenir une réalité ?

 

Se préoccuper d’écosystèmes et chercher à les préserver n’est pas une lubie. Tout se lie à notre quotidien, des épidémies à l’augmentation des cas d’asthme et d’Alzheimer, de l’érosion des sols à l’amplification des dérèglements climatiques qui influent considérablement sur le cours des fruits et légumes… ou le montant de nos assurances. Notre humanité s’amuse, inconsciente de la fragilité du sol sur lequel elle danse. Et j’en ai marre de chercher à prévenir que la lave coule dessous et est en train de dangereusement grignoter la roche à la surface.

 

Pourquoi m’en soucierais-je ? Ne serait-ce pas plus simple de se contenter de dire « oui, la Terre est plate » et d’arrêter de s’en prendre plein la figure? Après tout, nombreux seraient ceux à se réjouir que les "écolos bien pensants" leur foutent la paix…

vendredi, 13 avril 2012

Réseaux sociaux & développement durable: servir et se servir

développement durable, communication, entreprise, gouvernance, réseaux sociaux, femmesD'un côté, nos modes de fonctionnement sont envahis par les réseaux sociaux. De l'autre, la notion de développement durable est omniprésente dans notre quotidien. Il arrive alors forcément que ces deux mondes se croisent. Reste la question de savoir comment. Partant de ce constat, le Réseau Femmes & Développement Durable(*) a organisé le 6 mars dernier une conférence sur "Les réseaux sociaux au service du DD et leurs usages par les professionnels".

 

Qu’il s’agisse d'utiliser les réseaux dominants, d’outils spécifiques ou de communautés dédiées, l'objectif était de faire le point sur ces nouveaux supports et apporter des éléments de réponses aux questions suivantes :

 

  •     Sous quelles formes s’articulent les réseaux sociaux autour du développement durable ?
  •     Quels sont les profils des utilisateurs et quels sont leurs attentes ?
  •     Quels liens les entreprises et les ONG peuvent-elles tisser avec ces réseaux ?
  •     Quels bénéfices attendre et quels risques en matière de communication?.


La conférence bénéficiait, entre autres, des retours d'expériences de Danone, du Crédit Agricole et du réseau international animé par l'ONG WiserEarth. Cet évènement a pu démontré que les notions de crédibilité et de transparence étaient à la base même de la relation entre l'entreprise et des consommateurs devenus de plus en plus initiés au développement durable, notamment au travers de nouveaux modes de consommations collaboratives. Le compte-rendu vient d'être publié, qui synthétise les critères clés à respecter pour les entreprises présentes sur les réseaux sociaux :

  •     être transparentes
  •     créer du contenu propre
  •     être à l’écoute
  •     accepter la conversation
  •     rester humble


Téléchargez le compte-rendu.


(*) A propos du Réseau Femmes & Développement Durable (FDD): réseau d'échanges professionnels, de partage d'expériences et de bonnes pratiques né en 2000, il s’est depuis constitué en association. Son objectif consiste, d’une part, à promouvoir un regard féminin sur toutes les questions liées à l’environnement, à la santé et, plus généralement, au développement durable. D’autre part, l’association s’attache à valoriser entrepreneuriat féminin et les actions menées en faveur du développement durable. C'est un réseau qui m'est d'autant plus cher que j'ai le plaisir de le présider. Pour en savoir plus sur l'asso: www.femmesdd.fr/about.html

lundi, 02 avril 2012

Des cochons dans les champs de blé ?

environnement,agriculture,eau,nitrates,porcs,compost,épandage,bretagneL'élevage des porcs en Bretagne est depuis longtemps pointé du doigt pour les problèmes de pollution engendrés par le lisier, responsable de taux particulièrement importants de nitrates dans les sols et l'eau. Non seulement ces derniers se retrouvent dans l'eau du robinet, la rendant impropre à la consommation, mais en agissant comme de l'engrais, ils entraînent la prolifération d'organismes, algues vertes en tête (voir fiche du CNRS).

 

Certes, les éleveurs ont l'obligation de traiter les excédents depuis 1998, notamment en recourant à l'épandage. Mais les tonnages de lisier sont trop importants et il fallait trouver une solution. Or, pourquoi chercher à se débarrasser d'engrais naturel dans un pays qui utilise 57.000 tonnes d'engrais chimique et 19.000 tonnes d'engrais minéral ?

Les céréaliers et éleveurs avaient bien conscience de ce potentiel, mais il a fallu attendre 2008 pour qu'une coopération à grande échelle voit le jour à l'initiative d'Aveltis (coopérative) et Laprovol (transformation d'engrais en granulés) sous la forme d'un GIE (Groupement d'intérêt économique) appelé Ter'avenir, qui vient de recevoir le Trophée de l'eau Loire-Bretagne 2011.

 

Le partenariat repose sur l'exportation de lisier breton vers les zones céréalières où les agriculteurs manquent d'engrais organique pour fertiliser leurs cultures céréalières. 15.000 à 20.000 tonnes de compost font désormais le trajet jusqu'au Loir-et-Cher. Le lisier restant est envoyé vers une unité de méthanisation produisant de l'électricité, dont la chaleur produite sert à transformer le compost en granulés, facilement utilisable par les agriculteurs. Une des grosses difficultés que le GIE a du surmonter était de stocker ces énormes tonnages, notamment en période hivernale (pas d'épandage), sans risquer de polluer les alentours. Une plate-forme de stockage a donc été créée pour réceptionner le lisier toute l'année. Elle est bitumée pour récupérer les eaux sales et une lagune artificielle retient les eaux de pluies destinées au nettoyage des camions. Lire la suite de l'article pour voir la vidéo de présentation:

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mardi, 20 mars 2012

Un livreur écolo Vert chez Vous?

environnement, mobilité, déplacement, vélo, ville durableRegardez ce petit vélo (triporteur) à assistance électrique car il est en passe d'investir Paris en allant et venant entre une péniche sur la Seine et les quartiers parisiens!


Vert Chez Vous est né fin 2011 de la fusion de deux transporteurs, pour développer une offre de distribution urbaine propre. A l'heure actuelle, l'entreprise livre l’agglomération parisienne depuis son entrepôt de 12.000m² à la Porte de Pantin grâce à des véhicules GNV en milieu périurbain et quelques triporteurs électriques sur Paris. Mais d'ici quelques semaines, une révolution s'annonce!

 

L’opérateur va mettre en oeuvre une flotte de 18 vélos qui vont distribuer pas moins de 2500 à 3000 colis par jour, avec pour plateforme logistique... une péniche qui va avancer au fur et à mesure de la journée sur la Seine, tel un entrepôt flottant. Voyez plutôt les slides suivantes décrivant le principe de fonctionnement:

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lundi, 06 février 2012

L'empreinte écologique d'Accor et de Danone

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En décembre, il y a eu les fêtes. Mais à deux jours d'intervalle, deux études sur l'empreinte écologique du groupe Accor et de Danone ont aussi été communiquées, dont l'ampleur est sans précédent. Elles marquent ainsi un gros travail initié par ces deux multinationales qui mérite d'être ventilé.

 

Le programme Earth Guest Research d'Accor


En juin 2011, le groupe Accor lançait Earth Guest Research, la première plateforme de connaissances partagées sur le développement durable dans l’hôtellerie, ouverte à tous. Cette démarche s'est concrétisée par le lancement d'une étude gigantesque sur l'empreinte écologique des établissements dans le monde entier. Par "gigantesque", j'entends 4.200 hôtels (sous marque Accor) et 145.000 collaborateurs répartis dans 90 pays, servant 56 millions de petits déjeuners chaque année. Grâce à cette étude, les leviers de changement prioritaires ont pu être identifiés, permettant non seulement au groupe Accor, mais à l'ensemble du secteur hôtelier d'orienter leurs stratégies pour réduire leurs impacts environnementaux. Les résultats ont été diffusés en décembre, avec son lot de surprises. Ces principaux leviers sont:

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jeudi, 26 janvier 2012

Les bananes au chlordécone: quand l'Etat "déconne"

environnement,santé, chlordécone, agriculture,pesticide,banane,gouvernanceLe jeu de mot était facile, mais il illustre surtout la réalité du scandale des bananes antillaises noyées 20 ans de trop d'un pesticide: la chlordécone. Le véritable responsable est notre Etat laxiste, année après année et tout bord politique confondu - ne l'oublions pas en ces temps d'élections. Soupçonné dès les années 60 d'être dangereux pour la santé (avec un risque accru du cancer de la prostate), les Etats-Unis ont retiré ce pesticide dès 1977. Mais il faudra attendre... 1993 pour que la France en fasse de même.

 

Ce scandale n'a véritablement émergé qu'au début des années 2000, quand des campagnes de mesure ont montré des taux inouïs de contamination des sols (jusqu'à 100 000 fois les normes admises pour l’eau) et une accumulation dans les végétaux, la chair des poissons, les graisses animales ou encore les produits laitiers.


Or, la durée de vie de la chlordécone est longue: suivant le contexte environnemental, plusieurs dizaines d’années sont nécessaires à l'élimination de la moitié du produit, soit 60 à 700 ans pour une dépollution naturelle des sols.

 

Pour en savoir plus, je vous invite vivement à lire l'article d'un médecin, Borée de son pseudo (qui édite le blog éponyme à mettre en favori!) : "Sinistres Tropiques". Mais avant.... j'attire votre attention sur la morale additionnelle du jour: si la toxicité de la chlordécone en elle-même semble modérée sur le foie, combinée à certains solvants, elle augmente leur toxicité jusqu'à... 6700 %.

 

Voilà pourquoi face à la plupart des industriels vous collant des produits de synthèse sous le nez (à commencer par les parfums de synthèse, les cosmétiques, etc.) en affirmant qu'aucun produit n'est dangereux, restez vigilant! En chimie, 1+1+1 est bien souvent égal à 100, ou 10.000 ou bien pire que cela. Moralité: évitez de cumuler 50 ingrédients dans un produit ou de diffuser des parfums qui se cumulent aux émanations de votre mobilier/déco...

lundi, 23 janvier 2012

Quand la médecine du travail rejette 3 millions d'actifs

environnement, santé, bien-être, entreprise, gouvernance, travail, médecineIls sont 3 millions d'actifs sur les 28 millions que compte la France, soit 10,5% des actifs délaissés par la médecine de travail, qui ne bénéfient d'une protection qu'au prix fort, sans aucune surveillance, sans suivi. Exit les visites obligatoires, la prévention, les conseils, le soutien psychologique et... bien sûr, on oubliera les arrêts.

 

Eux? Ce sont les 3 millions de dirigeants, pour l'essentiel des petits patrons de TPE constituant plus de 95% des entreprises en France...

 

Pourtant en tant qu'employeur, dès que vous embauchez, la médecine du travail vous saute dessus pour que vous cotisiez. Je trouverais cela normal si ce n'est que quelle que soit la date d'embauche, vous payez plein pot pour l'année en cours (comme ces 12 mois de cotisation pour 2 mois effectifs, en vous affirmant qu'on vous a emailé des convocations jamais reçues - donc zéro travail effectué - véridique). Par contre, le jour où un nouveau salarié signe un contrat puis se met en arrêt maladie, vous n'avez que vos yeux pour pleurer... et personne ne vient contrôler quoi que ce soit.

 

Tout cela, c'est du vécu. Le stress engendré aussi. Mais là, pas de visite obligatoire, l'Etat n'a institué aucune formalité pour s'assurer du bien-être des dirigeants et suivre leur état de santé. Or, l'employeur qui dirige a bien du mal à admettre d'éventuels problèmes de santé et surtout, à les faire connaître. Voilà bien un sujet tabou dans une France qui surmédiatise le suicide des salariés dans l'entreprise (un mal-être ne doit jamais être négligé, mais je vous invite à lire l'analyse sur le taux réel de suicides chez France Telecom).

 

Olivier Torrès, qui a créer Amarok, l'observatoire de la santé des dirigeants de PME, parle d'ailleurs des 3D: dépression, dépôt de bilan, divorce, auxquels s'ajoute parfois un quatrième, le décès. Des fois, je me dis qu'il faut être bien maso en France pour devenir entrepreneur: pas de filet (exit les indemnités chômage ou arrêt maladie), pas de santé sans payer le prix fort, pas le droit de louer (vous ne présentez pas les garanties d'un salaire)... bref, juste le droit d'être libre de votre emploi du temps, de ne plus subir de pression hiérarchique et d'être gratifié directement par votre travail. Je n'ai jamais regretté d'avoir créé mon entreprise (et d'être associée dans une autre). Mais je me dis tout de même que la note est sacrément salée en France.

 

La crise touche AUSSI de plein fouet les entrepreneurs. J'en connais qui sont tombés et en souffrent en silence. Mais pour eux, il n'y a pas de médecine du travail. Que vaut une nation si elle s'accorde sur la nécessité de protéger la santé des salariés mais pas de ceux qui les encadrent et les dirigent? Non, la plupart des patrons ne sont pas le diable et le bien-être social est une des clés essentielles du développement durable. Il serait temps d'en prendre conscience.

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Sources:
- "28 millions d'actifs en France", site d'Emploi pro (18 janv. 2010)
- "La santé du dirigeant, premier capital de la PME", L'Entreprise (29 avril 2010)
- Amarok, observatoire de la santé des dirigeants de PME, commerçants et artisans