vendredi, 05 septembre 2008
"Le climat, ma planète et moi", un programme pour éduquer les scolaires

Grâce à l'initiative de "La Main à la Pâte" (en partenariat avec l'Ademe et la Cité des Sciences et de l'Industrie), les écoles primaires vont enfin bénéficier d'une éducation au développement durable digne de ce nom... tout en continuant inlassablement à dépendre du bon vouloir des instituteurs.
"La Main à la Pâte" a été créée en 1996 par Georges Charpak, prix Nobel de physique, pour réhabiliter l'enseignement des sciences et de la technologie à l'école primaire, mettant notamment l'accent sur la pratique. Aujourd'hui, elle met en place un projet d'Education à l'Environnement pour un Développement Durable (EEDD), ''Le climat, ma planète… et moi !'', pour sensibiliser les élèves des classes de CE2, CM1, CM2 au problème du changement climatique.
Il s'agit d'un projet pédagogique pluridisciplinaire (sciences, mathématiques, histoire, géographie, instruction civique, technologies de l'information et de la communication - TICE) qui doit permettre aux enfants de comprendre le changement climatique et les problématiques dans lequel il s'insert (origines, impacts, prévention). Il se déroule en 12 séances réalisables en 6 semaines, ainsi que 8 séances optionnelles et ne nécessite pas de connaissance scientifique préalable des enseignants (qui disposent d'un guide pédagogique distribué gratuitement grâce au soutien de la Fondation Nicolas Hulot). Conformément à la philosophie de la Main à la Pâte, la pratique est de rigueur... toujours en se servant de matériel courant et peu onéreux.
Ce programme a fait l'objet d'un premier test en 2007 auprès de quelques classes. Fort de son succès, il va donc être appliqué cette année à plus grande échelle. Le projet est soutenu par un site internet: www.lamap.fr/climat. Libre d'accès, il propose de nombreuses ressources pédagogiques sur les changements climatiques (cliquez ici pour y accéder directement). Profitez-en!
L'initiative encourage également les collaborations étrangères, notamment avec l'Israeli-Palestinian Science Organization qui doit se traduire par la mise en place d'un site internet d'éducation et de culture scientifique au Moyen-Orient avec des ressources pédagogiques en anglais, arabe et hébreu, à destination des écoles israéliennes et palestiniennes.
Un dernier conseil, je vous invite vivement à explorer le site de "La Main à la Pâte": vous y trouverez également de nombreuses ressources pédagogiques et le site est très agréable à parcourir.
A lire également sur le blog:
le Label Eco-Ecole, lancé en 2005 par l'office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe (of-FEEE) qui est décerné aux écoles élémentaires, collèges et lycées qui se mobilisent pour l'environnement.
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lundi, 01 septembre 2008
Une rentrée écolo pour le bien-être de vos enfants
L'IBGE (Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement) a publié une fiche sur le "Cartable Vert" pleines d'actuces que je viens seulement de découvrir. Les excellents conseils qui y sont prodigués viennent tardivement, certes, mais beaucoup de fournitures restent à être achetées. En complément de l'article du blog ("Des fournitures scolaires écolo pour la rentrée") paru en 2007 mais toujours d'actualité, je me permets donc de retranscrire le tableau récapitulatif de l'IBGE (accéder à la page source) vous permettant de constituer un cartable vert:
- Choisissez du matériel durable: look à la mode ? Prix dérisoire ? Autant de pièges à éviter pour nos plumiers, lattes ou taille-crayons. Optez pour du matériel solide. Vous avez tout à y gagner à long terme… l’environnement aussi !
- Pas de déchets inutiles : pourquoi choisir des berlingots de jus quand une gourde peut avantageusement les remplacer ? Il en va de même pour la boîte à tartines, bien plus pratique et écologique que les emballages en papier ou en aluminium. Au bout d’un an, ce sont des centaines de tonnes de déchets que vous contribuez ainsi à éviter.
- Les matières recyclées, c’est tendance ! Pensez au papier, par exemple. La fabrication du papier recyclé est bien plus économe en eau, en énergie et en ressources naturelles que celle du papier vierge.
- Attention, danger ! Fuyez les produits potentiellement dangereux pour la santé. Nombreux sont les articles scolaires contenant des solvants, des métaux lourds ou des conservateurs. Un bon réflexe ? Optez pour les crayons non vernis, les correcteurs à base d’eau ou les marqueurs comprenant exclusivement des colorants alimentaires.
- Suivez encore les 12 conseils pour être "en classe verte toute l’année" !
Les 12 conseils
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Type d'article |
Article excellent ! |
Article satisfaisant |
Article à proscrire ! |
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Un crayon en bois naturel |
Crayon en bois naturel non teinté et non verni |
Crayon teinté et verni |
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Cahiers et feuilles en papier recyclé |
Papier recyclé à 100% non blanchi |
Papier recyclé à 50% non blanchi |
Papier blanc non recyclé |
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Pour corriger |
Barrer proprement |
Correcteurs à rubans rechargeables |
Correcteurs liquides contenant des solvants toxiques |
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Une latte et un taille-crayon en métal ou en bois |
Une latte et un taille-crayon solides, en bois ou en métal, ni colorés ni peints |
Une latte et un taille-crayon en plastique solide |
Les objets "gadgets" fragiles |
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Un surligneur crayon fluo en bois naturel |
Un surligneur crayon fluo en bois naturel non verni et non teinté |
Un surligneur fluo rechargeable |
Un surligneur non rechargeable |
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De la colle à base d'eau |
Colle à base d'eau dans un pot ou stick rechargeable |
Colle à base d'eau ou d'alcool dans un pot ou un stick à jeter |
Colle avec des solvants toxiques, notamment le xylène et le toluène |
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Des feutres à base d'eau |
Feutres à base d'eau ou d'alcool et de colorants alimentaires |
Feutres à base de solvants toxiques, notamment le xylène et le toluène |
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Un classeur en carton recyclé |
Un classeur en carton recyclé avec des coins en métal pour le protéger |
Un classeur en plastique recyclé ou en carton |
Un classeur en plastique ou en carton plastifié |
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Des gommes en caoutchouc naturel |
Une gomme en caoutchouc naturel, non colorée et sans étui |
Une gomme en caoutchouc naturel, non colorée, avec étui en carton |
Une gomme colorée dans un étui en plastique |
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Un stylo solide rechargeable |
Un stylo à plume à réservoir, de préférence en utilisant de l'encre à base d'eau |
Un stylo à plume, solide, rechargeable avec des cartouches |
Un stylo à plume "gadget" jetable et fragile |
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Une boîte à tartines |
Une boîte à tartines attrayante, solide et suffisamment grande |
Un sachet qui a servi à emballer le pain |
Le papier aluminium et les films en plastique, surtout à l'intérieur de la boîte à tartines. |
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Une gourde |
Une gourde solide qui ferme bien et qui se lave facilement |
Une bouteille d'eau que l'on réutilise |
Les boissons dans des emballages à usage unique |
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Vous comprendrez aisément qu'il n'y avait guère d'intérêt à résumer ces informations! N'hésitez pas à visiter le site de l'IBGE qui gère les questions d’environnement et d’énergie de la Région de Bruxelles-Capitale. Très actif, l'institut publie de nombreuses informations de qualité accessibles depuis leur site. Bon surf... et bonne rentrée!
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lundi, 25 août 2008
Moteurs de recherche solidaires: arnaque ou pas?
Depuis quelques années fleurissent sur la toile des moteurs de recherche dits "solidaires". Quel est leur modèle économique? Leur démarche est-elle éthique? Qu'en penses les associations?
Fonctionnement
En utilisant ces sites pour vos recherches (plutôt que d'aller sur google, par exemple), vous contribuez à aider des associations grâce à l'affichage de pubs sur les pages d'accueil. Pour chaque requête lancée, quelques centimes d'euros sont donc reversées (parfois, ce sont des arbres plantés). Quant aux résultats de vos recherches, ce sont les mêmes que google, qui est utilisé massivement par ces sites pour les effectuer. En général, une multitude de projets sont proposés touchant au développement durable et la solidarité.
Qui se cache derrière?
La plupart des moteurs sont gérés par des entreprises qui se financent grâce aux publicités affichées sur leur site: seul un pourcentage (plus ou moins faible selon les cas) est reversé aux projets. Ainsi, les principaux challengers en France sont le pionnier HooSeek (SARL au capital de 47.000 euros basée à Neuilly-sur-Seine) et Veosearch (SAS au capital de 40.000 euros située dans le 16ème arrondissement parisien). Les moteurs solidaires, ça rapporte...
D'autres sites sont gérés par des associations, comme Doona, animé exclusivement par des bénévoles, qui reversent l'intégralité des gains générés.
Question d'éthique...
Une chose est certaine: entre chercher sur google avec 0 centimes pour l'associatif et chercher grâce à google en générant des gains reversés, la deuxième solution est toujours plus intéressante pour les projets solidaires. Mais de tels sites n'offrent au final que très peu de services (c'est le partenaire google/yahoo/exalead... qui fait l'essentiel du boulot, associé à une régie publicitaire avec des pubs pas toujours ciblées). En d'autres termes, les requêtes des internautes offrent sur un plateau d'argent 50% du chiffre d'affaire aux dirigeants. Si je n'ai rien contre cette véritable manne financière, vu le peu de service rendu (une fois la machine lancée, le travail derrière est très limité), j'ai un peu de mal avec l'idée que ce type de modèle économique soit vraiment "éthique".
Visiblement, je ne suis pas la seule: Handicap International, Médecins sans frontières et Greenpeace ont ainsi demandé à être retirés des listings d'HooSeek, tout comme Ingénieurs Sans Frontière qui a refusé l'invitation de Veosearch et s’apprête à demander son retrait de Hooseek.
Interviewé dans Politis, Guillaume Heintz, dirigeant de Veosearch, affirme que son modèle se calque sur les "Charity Business" anglo-saxons. Ce concept s'applique avant tout aux associations qui établissent des partenariats avec des entreprises (comme Lafarge et WWF). Les entreprises concernées reversent une partie de leurs revenues en échange de l'utilisation d'un logo ou d'une accréditation... et un regard de l'ONG sur leurs activités. Dans le cas de Veosearch, tout le monde est certes gagnant, mais l'image des associations est utilisée sans qu'il y ait pour autant le moindre travail collaboratif.
Au passage, sur HooSeek, il est encore possible de faire une recherche via google, alors que ce dernier ne fait plus parti du programme (donc, gains non comptabilisés: plus d'info ici). Seul un '€' barré minuscule le rappelle... cyberpigeons bienvenus !
Et le gagnant est...
Doona! C'est le seul site associatif animé par des bénévoles, avec ses statuts disponibles en ligne, affichant une totale transparence. Créé en 2006 par quatre étudiants, le site utilise gracieusement la technologie du moteur de recherche Exalead (sans doute la meilleure alternative à Google) et redistribue la totalité des gains à une association élue par les internautes. La publicité est gérée par Goodaction (une régie publicitaire associative [MàJ 18/4/2011 plus maintenant, c'est une SAS]. Les sommes collectées restent pour l'instant modestes (1.000 euros depuis le lancement). Mais après ma petite enquête, je suis désormais prête à faire des recherches régulièrement sur ce site... et seulement sur celui-là. Question de principe.
Le site Veosearch a le mérite de lever pas mal de fonds... mais je trouve qu'il joue beaucoup trop sur le marketing solidaire (il n'apporte aucun service additionnel, 50% des gains sont simplement mis de côté). Je préfèrerais de loin que les internautes se tournent vers la solution "Doona" qui pourra, ainsi, engranger plus de gains.
Pour ceux que cela intéresse, voici une liste non exhaustive des moteurs solidaires:
En français:
- Doona (association créée en été 2006 - moteur utilisé: Exalead)
- Veosearch (SAS créée en oct. 2007 au capital de 40.000 € - moteur utilisé: Google Yahoo)
- HooSeek (SARL créée en 2006 au capital de 47.000 € - moteur utilisé: Google, Yahoo)
- Ethicle (SARL créée début 2008 au capital de 2000 € - moteur utilisé: Google) [MàJ 26 août]
- Ecoogler, entreprise espagnole qui plante des arbres en partenariat avec l'ONG Aquaverde (moteur utilisé: Yahoo)
- Mention spéciale au moteur EkOolos, qui n'est pas un moteur solidaire mais offre de rechercher parmi plus de 2000 sites répertoriés dans le domaine de l'environnement. Il est géré par une boutique en ligne mais aucune pub sur la page d'accueil: il n'y a pas de gain généré, certes, mais il est bien pratique, avec un vrai boulot de recensement derrière!
En anglais
- Everyclick, entreprise privée anglaise créée en 2005 qui a levé d'énormes fonds et est citée en exemple par le cofondateur de Veosearch, G.Heinzt - voir les commentaires [MàJ 26 août]
- EcoSearch, une association américaine qui mentionne les ONG soutenues... mais les gains générés.
- Et quelques autres que je ne citerai pas car trop obscurs (aucune transparence sur leurs activités et leurs propriétaires).
Sources:
- Euridile (Registre National du Commerce et des Sociétés) et societe.com
- "Un problème de cohérence", article de Xavier Frison paru dans Politis (22 mai 2008)
[Mise à Jour du 26 août 2008]: Guillaume HEINZT, co-fondateur de Veosearch, a réagi à cet article et je vous invite à lire sa réponse dans les commentaires ci-après.
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mercredi, 06 août 2008
Un logiciel pour supprimer les pages d'impression inutiles!
Grâce à Xerox Corporation et GreenPrint Technologies, vous allez pouvoir éliminer toutes ces pages d'impression inutiles (page avec une seule ligne, URL, pub lors d'impression de pages web, encarts avec des images...) qui vous gâchent du papier et de l'encre. En effet, ces deux sociétés se sont alliés pour lancer fin avril 2008 les logiciels Greenprint World (version gratuite pour les particuliers) et Greenprint Enterprise (gratuit avec certaines imprimantes ou payant, environ 50 euros HT) qui analysent chacune des pages envoyées à l'impression pour détecter toute impression inutile en proposant à l’utilisateur de les supprimer.
Rappelons que les entreprises françaises dépensent plus de 400 millions d’euros par an en impressions inutiles (voir l'article "Gaspillage de papier en entreprise"). Selon Xerox, un salarié imprime en moyenne 10.000 pages par an, dont 1.400 sont inutiles. Ce logiciel devrait permettre d’économiser des milliers de pages par an dans chaque entreprise: autant d'économies d'arbres, d'énergie, d'encres et, bien sûr, un budget impression moindre... et éviter aux particuliers l'achat de quelques cartouches d'encre en moins.
Après la location de matériel plutôt que l'achat proposée par Xerox et le lancement de bâtonnets d'encre solide produisant 90% de déchets en moins que les cartouches, Xerox revient à nouveau sur le devant de la scène, soit une entreprise soucieuse d'agir en faveur de l'environnement comme on aimerait en voir plus souvent.
Pour les particuliers, la version Greenprint World est téléchargeable sur le site:
www.printgreener.com
La version gratuite permet de supprimer les "blancs" et autre photo indésirable, mais vous aurez droit à des pubs sur l'interface du logiciel (pas à l'impression, bien sûr, sinon cela ne servirait à rien). Une version premium payante vous évitera cela. Notez que si vous n'êtes pas sous Vista, il vous faudra installer au préalable Microsoft .NET Framework - ce qui sera fait automatiquement en installant ce logiciel (*).
Pour les entreprises, il faut vous rendre sur cette page:
https://printgreener.com/buy.php
Au passage, Greenprint Technologies est membre du club très ouvert "1% for the planet", consacrant, à ce titre, 1% de son chiffre d'affaire à la planète. Je vous invite à lire l'article du blog consacré pour en savoir plus.
(*) C'est un outil de Microsoft pour les développeurs dont leurs logiciels ont besoin pour fonctionner. Je l'ai depuis des années pour faire fonctionner mon logiciel de graphisme open source préféré. Vous pouvez en savoir plus sur le site de Microsoft.
A lire également, l'article sur le simulateur Papercalculator.
Sources:
- Site officiel de Greenprint: www.printgreener.com
- "Free Greenprint Software", présentation de Xerox
- Présentation des encres solides de Xerox
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mardi, 08 juillet 2008
Vélo high tech – accessoires et tendances
Tandis que les petits faucons ont pris leur envol (voir la webcam), ce blog est de retour avec quelques nouveautés pour vélo dénichés ça et là sur le net. Pratiques, fun ou simplement futuristes, certaines trouvailles méritent vraiment le détour… …
A commencer par Pedalite, une société anglaise qui a conçu des pédales lumineuses fonctionnant sur le principe de la dynamo – ingénieux et écolo quand on sait qu’un cycliste est particulièrement vulnérable la nuit. Le principe ? En tournant sur son axe, la pédale génère du courant alimentant des leds clignotantes grâce à une petite génératrice intégrée. Celles-ci fonctionnent encore une dizaine de minutes à l’arrêt. Oredon [MàJ 18/4/2011 le site n'existe plus] distribue le kit en France, vendu au prix de 49 euros (hors livraison). Inconvénients : les risques de vol et un poids de 570g pour les deux pédales.
D’autres systèmes d’éclairage sont également à signaler : outre les classiques dynamos qui se fixent sur les roues, provoquant parfois la sensation d’être un peu freiné, vous pouvez opter pour :
- Une lampe à leds sans pile (effet dynamo grâce à une manivelle à tourner avant de rouler) qu’on peut trouver par exemple chez Econologie pour 8,50 euros.
- Une lampe solaire comme l’Owleye (= "Œil d’hibou") qui offre 16h d’autonomie pour 2 à 6h de charge suivant l’ensoleillement. On la trouve sur Websolaire à 35 euros.
Il existe des casques intégrant directement des leds (batteries rechargeables), comme le "Fuji ILS Police Bike Helmet" vendu sur le site américain Abikestore. Ces casques sont développés par la société IHT Technology, qui fournit notamment les policiers à vélo de Los Angeles – d’où le nom du casque… Je n’ai pas trouvé d’équivalent en France.
Et si tout ceci ne vous convainc pas, roulez en vélo phosphorescent ! Puma a en effet développé en partenariat avec Biomega un vélo pliant, le Puma Glow Rider, utilisant un alliage argent anodisé qui brille dans la nuit. Il est commercialisé a priori depuis avril 2008 dans les Puma store.

Enfin, deux prototypes coup de cœur…
- Le sandwich bike, vélo avec armature en bois au style très épuré créé par deux designers néerlandais, Pieter Janssen et Bleijh.
- The sound of music, par Yanko design, constitué de deux flûtes actionnées par le vent et dont vous pouvez jouer comme un ocarina.

Voilà de quoi améliorer votre vélo pour les vacances... Remarquez, avec le temps qu'il fait, ce n'est pas de lumières dont nos vélos ont besoin... mais de parapluies! Ca tombe bien, les anglais ont sorti le "Nubrella"... je vous laisse avec leur video de présentation...
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lundi, 16 juin 2008
Testez votre impact sur les forêts!
Savez-vous que pas moins de 180 kg de papier par habitant et par an sont consommés en France, nécessitant plus de 9 millions de tonnes de bois pour sa production (source : Ademe)? Un employé de bureau jette environ 80 kg de papier par an (source : Ademe) et plus de 400 millions d’euros/an sont dépensés en impressions inutiles dans les entreprises françaises (enquête Ipsos/Lexmark). Diminuer notre consommation de papier participe donc largement au respect de l'environnement. Mais le papier n'est pas le seul à impacter sur les forêts. Les emballages, nos meubles, l'huile de palme (qu'on retrouve dans nombre de produits alimentaires) et bientôt, les agrocarburants sont autant de facteurs additionnels.
Pour vous aider à y voir clair, le WWF-France vient de lancer un site permettant aux consommateurs de mesurer l’impact de leurs achats quotidiens sur la forêt: www.protegelaforet.com
La pression exercée sur les forêts incite à la déforestation de ces dernières: plantations plus rentables, création de routes pour accéder aux bois rares, récoltes illégales... Cette déforestation génère 20% des gaz à effet de serre dans le monde, soit autant que les émissions produites par les transports, entraînant de surcroît la disparition de milliers d'espèces animales et végétales.
Grâce au site du WWF, vous pourrez sélectionner des produits (papier hygiénique, meubles, parquets, biscuits, bijoux...) et consulter leur empreinte écologique avec de nombreuses recommandations pour les limiter.
Et oui, le PQ n'est pas très glamour, mais vous apprendrez que chaque européen en consomme en moyenne 13 kg par an, soit le quart de la production mondiale... Cette consommation augmente de 4% tous les ans alors que 90% des fibres utilisées dans le papier hygiénique proviennent du marché mondial. En clair, une bonne partie du PQ de vos WC provient sans doute de forêts mal gérées ou exploitées illégalement... Pour ceux qui l'ignore, vous pouvez trouver du papier toilette recyclé qui remplit tout aussi bien sa tâche!
Pour les anglophones parmi vous, il existe également une initiative pour la réduction de la consommation de papier, SHRINKPAPER (=réduisez le papier), lancée par la fondation néerlandaise Forest Peoples Programme qui défend le droit des peuples forestiers. Il s'agit de s'engager (=pledge) à accomplir certains gestes (accès direct aux engagements). Le site plaide pour la mise en oeuvre d'un réseau européen - espérons qu'il sera bientôt traduit dans d'autres langues!
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dimanche, 18 mai 2008
STORY of STUFF: le film de notre consommation
Je viens de découvrir STORY of STUFF ("L'histoire des choses"), un petit film documentaire de 20 mn sur l'histoire de notre consommation et notre rôle en tant que consommateur. Il est réalisé par l'américaine Annie Leonard, coordinatrice du "Funders Workgroup for Sustainable Production and Consumption" (Groupe de travail fondateur pour une production et une consommation durable).
Cette experte internationale sur les questions de santé, d'environnement et de développement durable a sillonné pendant 20 ans les industries et les décharges dans le monde, analysant le cheminement des ordures des pays du Nord vers ceux du Sud. Elle a travaillé auprès de nombreuses ONG dont Greenpeace International et Greenpeace India, nous livre ici un documentaire d'une extrême clarté. Graphiquement simple (Annie est à l'écran sur fond d'animation) mais très agréable, Story of Stuff est à mon sens un des films pédagogiques sur les enjeux de la consommation le mieux fait. Elle rappelle quel est notre rôle, nos moyens d'agir, l'impact de nos actions et l'urgence de changer nos habitudes.
Seul hic, le film n'est actuellement disponible qu'en anglais et le niveau requis de compréhension est assez élevé. Mais pour ceux maîtrisant suffisamment l'anglais, ce documentaire est une perle à ne pas rater!
Pour accéder au film, cliquez sur la bannière ci-dessous ou directement sur www.storyofstuff.com
Je signale que le film est également légalement téléchargeable sur le site (54 Mb).














