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lundi, 15 mars 2010
Si le bonheur s’achète, à quoi ressemble-t-il ?
L’argent de fait pas le bonheur… mais il y contribue diront beaucoup. Certes, mais pas n’importe comment. Il est certain qu’au-delà d’être bien entouré, sans un minimum permettant de vivre dans une maison confortable où vous vous sentez en sécurité, de se nourrir et se soigner, la notion de bonheur peut rapidement être compromise.
Toutefois, une fois ce minimum vital rempli, l’argent contribue-t-il vraiment à notre bonheur ? A voir ces stars hollywoodiennes se déchirer, ces princes saoudiens qui semblent mourir d’ennui tant ils ne savent plus quoi acheter et tous ces rich people sans lesquels les Gala, Voici et autre Closer n’existeraient pas (ça, se serait du bonheur), l’accumulation de biens matériels n’est en aucun cas gage de bonheur. Mais…. il en va tout autre des plaisirs immatériels.
Si nous sommes beaucoup d’âmes écolo à savoir depuis longtemps que s’adonner au consumérisme acharné n’apporte pas grand-chose, il est néanmoins intéressant de découvrir qu’une équipe américaine a récemment apporté sa pierre à l’édifice, en montrant que dépenser pour vivre des expériences (cinéma, exposition, restaurant, massage…) a plus d’effet sur le bonheur que dépenser pour des achats matériels.
Ces travaux émanent du Laboratoire de Psychologie Positive de l’Université de San Francisco sous la direction de Ryan Howell. Il a recruté 154 participants âgé de 19 à 50 ans, qui ont répondu à un questionnaire : la moitié décrivait leur ressenti suite à une expérience récente qu’ils s’étaient offerte, l’autre moitié faisant de même suite à l’achat d’un objet.
Au final, s’offrir des "expériences" apporte bien plus de bonheur que des biens matériels. Selon le chercheur, ce ressenti s’expliquerait à la fois par le fait de se sentir socialement connecté et le fait que ce type d’expériences perdurerait mieux dans la mémoire que les achats de biens. Or, la notion d’expérience s’apparente bien souvent à la vente de services, dont beaucoup peuvent avoir un faible impact sur l’environnement, par opposition au matériel qui utilise trop souvent des ressources et génère quantité de déchets.
Or, ces services participent pleinement à créer de l’emploi, les services à la personne sont même en train d’exploser, malgré la crise… Que du bonheur, finalement.
Sources :
- "Money Can Buy Happiness Sometimes", Scientific American (25 fév. 2009)
- Personality and Well-Being Lab, San Francisco
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| Tags : environnement, consommation, bien-être |



















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