jeudi, 17 juin 2010

La baleine qui déTHONe

thon rouge massacre pêcheExtrait de ma chronique sur le site de l'Express...

 

L'équivalent de près de 80 baleines bleues ont été pêchées dans la Méditerranée cette année. En effet, 13.500 tonnes de thon, espèce désormais en voie d'extinction dans cette partie du monde, ont été capturées.


Qu'est-ce qui nous gêne le plus, finalement, dans le fait que les Japonais et les Norvégiens persistent à vouloir tuer les baleines? Est-ce la menace qui pèse sur l'espèce en voie de disparition? Les chants de l'animal nous envoûteraient-ils? Sommes-nous subjugués par ces immenses queues claquant la surface des océans au milieu des gerbes d'eau? A moins que ce ne soient les flots de sang des cétacés abattus giclant sur les bateaux qui nous révulsent?

 

Toujours est-il que beaucoup d'entre nous sommes scandalisés par le massacre des baleines et pour rien au monde, nous n'accepterions de goûter à leur chair. Mais je pourrais en dire autant des éléphants ou des tigres, victimes du braconnage, que nous dénonçons vivement.

 

Mais alors... que doit penser le Japonais, l'Indien ou le Kenyan du pêcheur européen (français en tête), qui fait un intense lobbying à Bruxelles pour augmenter ses quotas de thon rouge et poursuivre le massacre d'une espèce dont le statut est désormais plus fragile que celui de certaines baleines?

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Crédit photographique: Greenpeace

lundi, 01 mars 2010

Découvrir les animaux de ferme: des ressources en ligne

animaux ferme.png

Tandis que le salon de l'agriculture vient de démarrer, savez-vous ce qu'est un nourrain ou une cochette? Quel est l'animal qui couine? Et celui qui grogne? Qui est le Bankiva et où se cache-t-il désormais?

 

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mercredi, 01 juillet 2009

Le retour de la carotte obscène

legume tordu courbeEnfin, l'ère des concombres, carottes et autres courgettes rectilignes est officiellement révolue! La Commission Européenne vient de mettre officiellement fin à 20 ans de bêtise humaine et de gâchis.

 

Nous allons enfin pouvoir faire retravailler notre imagination face à ces légumes et fruits aux courbes naturelles, voire tordues et torsadées - ces mêmes végétaux qui, hier encore, étaient lamentablement jetés car interdits à la vente...

 

Ce sont les épluches légumes qui vont s'en donner à coeur joie.

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20:22 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : environnement, agriculture, alimentation |

mardi, 19 mai 2009

Des milliers de litres de lait jeté: vive la France égoïste!

producteur laitier.jpg
Producteurs laitiers, votre désarroi est bien légitime, mais pas vos méthodes: Emmaüs, les Restos du Coeur, l'Armée du Salut, les Petits Frères des Pauvres et bien d'autres associations auraient pu profiter de ce lait bien plus que les trottoirs, à moins de se dire que certaines vies humaines valent moins qu'un trottoir?

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samedi, 04 avril 2009

Non, le label AB ne rime pas avec écologie

Puisque d'habitude, ce blog promeut des initiatives en faveur de l'environnement, je profite de cette Semaine du Développement Durable pour pousser un coup de gueule contre le label AB (Agriculture Biologique).

Le label AB est supposé certifier un "aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal". La communication faite autour de ce label ne se prive d'ailleurs pas de faire croire au consommateur qu'un achat estampillé "AB" est un geste écologique. C'est faux, archi faux. Et plutôt qu'un long discours, jugez la photo.

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lundi, 19 janvier 2009

Bientôt, des étiquettes carbone sur les produits de votre supermarché

etiquette carbone

C'est une des mesures du Grenelle de l'Environnement: lancé début 2008 par le leader britannique de la distribution Tesco, l'étiquetage carbone sur les produits alimentaires et de grandes consommations pourrait devenir obligatoire dès le 1er janvier 2011 en France.

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Cet article a été publié dans le cadre de "l'Odyssée de l'info" organisée par l'Express la semaine dernière. Pour son numéro 3001, l'hebdomadaire avait demandé à une quarantaine de blogueurs dont j'ai eu la chance de faire partie, de participer à sa fabrication en contribuant à la publication d'articles sur la version en ligne de l'Express.

mardi, 06 janvier 2009

Des ruches sur le toit de votre entreprise?

abeille miel.jpgEt si votre entreprise accueillait une ruche sur son toit? Il ne resterait plus qu'à récolter le miel pour le petit-déjeuner (à moins qu'une âme dévouée ne fasse des cookies au miel pour accompagner la pause café). Cette idée, qui peut paraître un peu folle, a été proposée par l'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) dans le cadre du programme national "L'abeille, sentinelle de l'environnement".

En effet, depuis plusieurs années, les effectifs d'abeilles sont en chute libre dans toute l'Europe, avec 30 à 40 % des populations décimées ces dix dernières années. Rien qu'en 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 %, voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Les causes évoquées sont diverses: changement climatique et pesticides sont en ligne de mire (dont plusieurs produits phytosanitaires de la firme Monsanto, Roundup en tête), mais également les virus, parasites, OGM et invasion du frelon chinois (prédateur des abeilles).

Or, l'abeille reste le principal insecte pollinisateur qui contribue à la reproduction d'environ 80% des plantes de notre planète dont une grande partie des 3/4 de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux, etc...) qui dépend d'insectes pollinisateurs.

Pour tâcher d'enrayer cette disparition catastrophique, l'UNAF invite donc les collectivités et entreprises à accueillir des ruches sur leur toit ou  dans les espaces verts pour sensibiliser le public. L'idée n'est pas nouvelle puisque l'Opéra Garnier, à Paris, héberge six ruches depuis 1985 dont chacune produit jusqu'à 100 kilos de miel vendus à la boutique de l'Opéra.

Plusieurs villes sont partenaires du programme. Dans ce cadre, la ville de Lille a ainsi installé une trentaine de ruches disséminées dans les quartiers lillois avec une première très belle récolte fin septembre qui a prouvé que les abeilles s'étaient parfaitement acclimatées à leur nouvel environnement.

A notre échelle de citoyen, sachez que l'UNAF a également lancé une pétition pour protéger les abeilles: voir la pétition en ligne.

Sources:
- Présentation du programme "L'abeille, sentinelle de l'environnement", site de l'UNAF
- "Le monde selon Monsanto", documentaire réalisé par Marie-Monique Robin diffusé sur Arte le 11 mars 2008 (disponible en DVD et VOD)
- "L’impact des pollinisateurs sur la production des cultures", article de l'INRA (24 oct. 06)

mardi, 09 décembre 2008

Noël = No OGM et no gâchis

OGM alimentation.pngVous n'aimez pas les OGM dans votre nourriture? Tant mieux, parce que moi non plus. Grâce à Greenpeace, vous allez même pouvoir les éviter au maximum dans votre assiette à Noël. En effet, l'ONG vient de sortir un mini "guide de Noël sur les produits avec ou sans OGM".

Au programme des réjouissances, vous trouverez donc des informations sur les aliments: poissons, volailles, fromages, desserts, mais également sur les marques, avec des niveaux de garantie suivant les enseignes.

Télécharger directement le guide (pdf, 484 Ko).

D'autre part, on peut être croyant ou non, Noël est une fête qui marque les esprits bien au delà des cercles chrétiens. En ce sens, c'est un symbole d'échange, de solidarité et de paix... qui se fête généralement au travers de repas fastes, débordant de mets riches et variés (au regard des moyens dont on dispose). C'est vrai que cela fait du bien de se faire vraiment plaisir au moins une fois dans l'année (enfin... deux, car le Nouvel An va avec).

Mais il est une chose que l'on peut toujours faire: ne pas gâcher: préparez vos festivités en quantités raisonnables, évitez les suremballages cadeaux et les vaisselles jetables. Je vous invite à lire la petite fiche préparée par le Ministère de l'Environnement (etc) sur la prévention des déchets à Noël et une multitude d'idées de cadeaux dématérialisés, plus écolo:

Télécharger directement la fiche (pdf, 192 Ko)

Pour finir, au delà des OGM, vous pouvez aussi avoir une pensée amicale et non gustative pour les élevages de canards et d'oies gavés. Pourquoi? (Re)lisez l'article du blog "envie de foie gras pour le réveillon"...

Les rire et les sourires pendant ces fêtes (et au delà) sont, eux, à déguster sans modération.

lundi, 17 novembre 2008

Ecran plat 117 cm cherche paquet de chips pour dîner pas cher

Les résultats de l'Observatoire des Dépenses Médias et Multimédias indiquent que les ménages français dépensent 2270 euros chaque année dans les loisirs numériques et les médias (= 189 euros/mois). Au sens démographique, un ménage, c'est 2,3 personnes...

Finalement, le pouvoir d'achat n'a jamais été aussi bas, en partie parce que les Français ont fait le choix depuis 10 ans de l'électronique et un train de vie galère plutôt qu'une nourriture plus saine, des vacances plus sereines et l'accès à des services qui vous simplifient la vie.

En effet, la téléphonie (fixe et mobile) représente plus du tiers des dépenses (65 €/mois), suivie de l’audiovisuel (24% des dépenses ou 47 €/mois, incluant équipements et abonnements TV et radio). L'ensemble des abonnements (téléphone, TV...) représente la moitié des dépenses.

telephonie budget menage.png

Pourtant, les abonnements internet+fixe illimité+TV numérique coûtent une trentaine d'euros (et si vous n'êtes pas en dégroupage, il faut rajouter France Télécom soit moins de 20 €). On vit très bien avec un téléphone mobile à carte plutôt qu'un coûteux forfait (il suffit d'attendre le soir pour passer des heures au téléphone gratuitement), j'en sais quelque chose et, pour avoir échangé avec d'autres adeptes des "cartes", vous dépenserez en moyenne moins de 20€/mois. Les budgets sacrifiés sur l'autel des forfaits, ça nous fait bien rire... Des cartes, cela revient à 46 € pour un ménage. Soit au final entre 75 et 100 € maximum.

Il reste donc 89 €/mois ou 1068 €/an: cela revient à s'acheter chaque année un très gros équipement: une télé, un ordi, une chaîne hi-fi... Encore une fois, quand on investit dans un bon matériel, il peut durer 5 à 8 ans facile (au passage, un PC peut être améliorer facilement pour pas cher au cours du temps - mais pas les Mac et une télé ou chaîne hi-fi dure des années).

Pourquoi je vous raconte tout cela? Parce qu'en 10 ans (1997-2007), le budget consacré par les Français à l'achat d'un appareil multimédia (télé, téléphone mobile, lecteur DVD...) a augmenté de 54% (Capital n°183)... alors que les prix de ces équipements ont baissé (hormi les télé). Par ailleurs, une autre étude (1) en 2006 indiquait qu'en 10 ans, le budget téléphonie avait augmenté de 78%.

Donc, avant que les français se plaignent du pouvoir d'achat, avant de dire que les produits équitables ou bio coûtent chers, que les prix des fruits et légumes frais ont explosé (même si c'est vrai), qu'ils commencent par faire le tri de leurs dépenses multimédias:

  • Achetez moins, de meilleure qualité et plus performant pour que cela dure plus longtemps
  • Ne multipliez pas les gadgets inutiles
  • Réduisez vos dépenses de téléphonie mobile
  • Ne multipliez pas les abonnements dont, souvent, vous ne profitez guère par manque de temps

Je rappelle qu'en France, chaque année, environ 1,7 million de tonnes de déchets électriques/électroniques sont générées par les entreprises et les ménages.

(1) Etude d'un autre numéro de Capital: ce chiffre m'avait choquée, je le connais par coeur, mais je n'arrive pas à remettre la main sur le numéro en question pour référence.

Sources:
- "1ers résultats Observatoire des Dépenses Médias et Multimédias", Médiamétrie (15 oct. 2008)
- "Ménages selon le nombre de personnes en 1999 et 2005", INED
- "Dossier spécial multimédia", magazine Capital n°183 (déc. 2006)
- Déchets électroniques en France, site de l'Ademe

lundi, 09 juin 2008

Agrocarburants: 5mn pour comprendre les enjeux

disparition orang outan.jpgConformément aux objectifs fixés par l’Union Européenne (Directive 2003/30/CE), 5,75% d’agrocarburants devront être incorporés dans l'essence et le gazole d’ici 2010… et 7% en France.

Pour rappel, un agrocarburant (ou biocarburant… qui n’a pas grand chose de "bio") est issu de végétaux et les sources sont variées : céréales (blé, colza, maïs), canne à sucre, betterave, voire plus récemment des algues et même, des champignons (lire ci-après).

Si l’on parle tant des agrocarburants, c’est qu’ils forment une alternative aux carburants classiques avec un avantage économique certain face à un or noir en passe de se transformer en diamant noir. Toutefois, le débat fait rage sur leur réel avantage énergétique et environnemental: longtemps plébiscités comme une solution permettant de réduire les émissions de CO2, leur intérêt est de plus en plus questionné.

Quels sont les enjeux ?

Plusieurs facteurs sont en ligne de mire :

Risque de déforestation, lié aux besoins de dégager des surfaces de cultures : c’est une menace directe sur la biodiversité, entraînant de surcroît une dégradation des sols et du climat (déforestation = émissions massives de CO2).

L'Indonésie détient ainsi le triste record de taux de déforestation dans la période allant de 2000 à 2005, ayant déjà perdu 72 % de ses anciennes forêts pour répondre à la demande internationale de bois, de papier, d'huile de palme et, à présent, d’agrocarburants. Les Nations-Unis estiment qu'en 2022, 98 % des forêts indonésiennes auront disparu. 1ère victimes : les Orangs-outans, dont l’effectif de ceux de Sumatra a chuté de 91% en un siècle. Ils deviennent ainsi une des espèces les plus menacées d’extinction à l’heure actuelle.

Cet impact dramatique a été largement mis en avant par plusieurs études dont, entre autre, celle d’une équipe britannique de l’Université de Leeds, indiquant que la quantité de CO2 séquestrée par les forêts sur 30 ans excède largement la quantité d’émissions évitées par l’utilisation de biocarburants. Il est donc bien plus avantageux de conserver les forêts que de les détruire en vu de la production de ces derniers.

Destruction des écosystèmes: non seulement les forêts (et la biodiversité qu’elles abritent) sont menacées, mais les écosystèmes marins sont également touchés. Récemment, des scientifiques canadiens tiraient la sonnette d’alarme car les engrais azotés nécessaires à la production croissante d'éthanol à partir du maïs aux États-Unis menacent le golfe du Mexique. Ceux-ci se retrouvent dans l’eau et favorisent le développement d’algues (processus d’eutrophisation), étouffant la vie en dessous. Or, si les États-Unis poursuivent leurs objectifs de développement de l’éthanol, la pollution azotée augmentera de 34 %...

Dégradation des sols: plusieurs études récentes, dont celle mandatée par les offices fédéraux de l'énergie, de l'environnement et de l'agriculture suisses, indiquent que la culture et la transformation des agrocarburants nécessitent l’apport de produits chimiques s’ajoutant à la dégradation des sols et de la qualité de l’eau. Au final, le bilan énergétique est moyen (réduction au maximum de 30% les émissions de gaz à effet de serre) avec des pressions environnementales accrues (biodiversité, fertilisation intensive…)

La consommation d’eau n’est pas en reste. Des chercheurs du groupe international de recherche sur l’agriculture (CGIAR) basé au Sri Lanka ont montré qu’au Brésil, il faut 90 litres d’eau pour la production d’un litre d’éthanol (issu de la canne à sucre), 400 litres aux Etats-Unis (produit à partir de maïs), 2.400 litres en Chine (maïs) et… 3500 litres en Inde (canne à sucre). Quand on sait que la Chine veut multiplier sa production par quatre d’ici 2020, elle devra augmenter sa production de maïs de 26% - une vraie catastrophe !

Impact économique: les prix de certaines denrées en concurrence directe comme le maïs ont vu leur prix croître et sont l’objet à présent de spéculations sans précédent. L’OCDE prévoit une augmentation des prix alimentaires allant de 20 à 50% pour les 10 années à venir. En effet, la concurrence s’annonce rude. Les récoltes céréalières de 2007 ont été catastrophiques et les années à venir ne présagent rien de bon. L’année 2008 pour le blé risque d’être à son plus bas niveau depuis 25 ans et la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) prévoit que les stocks demeureront à ces niveaux dans un futur proche. Une demande de plus en plus forte combinée à des catastrophes climatiques toujours plus nombreuses expliquent en grande partie ce phénomène. Or, les filières éthanol reçoivent de surcroît des aides hallucinantes. Ainsi, il est estimé que les Etats-Unis, à eux seuls, dépensent 5 milliards d’euros par an pour aider la filière éthanol !!!

Biocarburants de seconde génération : quelles améliorations ?

Ces impacts peuvent toutefois être limités en prenant un certain nombre de mesures, comme celle de stopper la déforestation, limiter les brûlis au profit du défrichage (notamment dans les zones tropicales) ou celle de privilégier la valorisation des déchets, de l'herbe, de la paille et du bois dans nos pays tempérés. C’est l’utilisation de ce type de biomasse, complémentaires aux activités agricoles préexistantes, qui vaut l’appellation "biocarburant de seconde génération" – considérés de ce fait comme plus efficaces.

Aujourd’hui, les sources de production les plus prometteuses d’agrocarburant sont les micro-algues qui font l’objet de recherches intensives depuis quelques années. Ainsi, quand un hectare de maïs fournit 168 m3 de carburant par an, le palme en fournit entre 6540 et 7476 m3 et les algues 187.000 m3. On peut citer notamment le projet Shamash en France, démarré fin 2006. Au moins 15 start-up américaines travaillent également sur les algues (voir la liste).

culture jatropha.jpgUn autre prétendant dont le génome vient d'être décodé est le champignon Trichoderma reesei, qui dégrade les végétaux en sucres simples, pouvant être ensuite transformés en éthanol après fermentation.

Citons enfin le Jatropha, une plante originaire d'Amérique latine poussant sur des terres semi-arides (elle n’entre donc pas en compétition avec des cultures alimentaires - enfin... normalement). Il existe de plus en plus de pays producteurs : Inde, Philippines, Indonésie, Afrique du Sud, Burkina Faso, Mali, Ghana, Malawi, Zambie et dernièrement Madagascar – où la société D1 a commencé sa culture fin 2006 (voir la brochure en pdf).

Dans l’hypothèse d’une transformation efficace et écologique de la biomasse en énergie en quantité suffisante, sans coût prohibitif ni pour le carburant ni pour les denrées alimentaires - parallèlement à une réduction des consommations énergétiques, les agrocarburants peuvent avoir un rôle significatif dans l’approvisionnement futur en énergie.

Mais comme tout cela fait beaucoup d'hypothèses à combiner, ne soyons pas naïfs, les agrocarburants ne resteront qu’un palliatif tant que nous ne comprendrons pas la nécessité de réduire drastiquement nos niveaux de consommation.


Sources :
- "Une étude suisse démontre que tous les agrocarburants ne sont pas respectueux de l'environnement", Actu-Environnement (29 mai 2007)
- "Indonesia deforestation fastest in world: Greenpeace", Reuters (3 mai 2007)
- "Les orangs-outans menacés par la déforestation en Indonésie", Cyberpresse (11 juin 2007)
- Directive 2003/30/CE du 8 mai 2003 visant à promouvoir l'utilisation de biocarburants ou autres carburants renouvelables dans les transports (document pdf)
- "EU biofuel policy is a mistake", BBC (17 août 2007)
- "Les stocks de céréales à leur plus bas niveau depuis 25 ans", Notre-planète.info (9 oct. 2007)
- " La production d’essence verte périlleuse pour l’Inde et la Chine", Sciences & Avenir (11 oct. 2007)
- "After 30 years, algae-to-fuel finally gets the green light", Greenfuels forecast (mars 2008)
- "Bientôt des champignons génétiquement modifiés pour produire des agrocarburants ?", actu-environnement (16 mai 2008)
- "Ethanol de maïs : spéculation et famine !", Les Amis de la Terre (11 sept. 2007)
- "La production d’éthanol à partir du maïs menace le Golfe du Mexique", Le Devoir (10 mars 2008)
- Crédit photoOrang-outan: Veronique di Meo

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