mercredi, 16 mai 2012
Vous avez la patate ou vous en avez gros sur la patate?

Attention, une patate peut en cacher une autre...
Quand Charlotte avoua à Anaïs qu'elle Chériessait Nicola, cette dernière Estima qu'il fallait que Charlotte devienne la plus Belle de Fontenay pour se faire Désirée. Devant Charlotte complètement Béa, elle appela aussitôt Manon, son esthéticienne de l'Institut de Beauvais rue Cardinal pour un RV illico. Sans tarder, elle conduisit Charlotte dans sa Safrane Violette, qui fila à toute allure sur un air de Samba endiablé...
Petit clin d'oeil à 14 sortes de pommes de terre... parmi les quelques 3500 variétés dans le monde. Pourtant, "seules" 192 sont inscrites au catalogue officiel français.. bien que c'est à se demander où sont passés ces 192 espèces quand je contemple, dépitée, les étals de nos marchés.
Rien qu'à voir la photo, on comprend mieux la pauvreté de notre alimentation. D'un côté, les autorités veulent inciter les français à manger 5 fruits et légumes par jour et à varier notre alimentation. De l'autre, la masse des citoyens a le choix entre 3 patates, 2 oignons, 1 poireau, 2 courgettes et 1 chou-fleur grâce aux politiques tant Européennes que Nationales de pondre toujours plus de freins pour limiter la diversité des espèces végétales consommables. Il a fallu en arriver jusqu'au scandale de l'association Kokopelli qui s'était vu interdire la vente de semences de variétés anciennes.
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mercredi, 09 mai 2012
Découvrez EcH2Ologia, l'OVNI touristique écolo au coeur de la Mayenne

EcH2Ologia (lire Echologia) est un magnifique projet de réhabilitation éco-touristique et pédagogique en Mayenne (avis aux franciliens, c'est à 1h40 de Paris Montparnasse...). Ce site insolite abrite à lui seul 30% des espèces du Pays de Loire (zone classée ZNIEFF) et d'anciens fours à chaux vieux de deux siècles. Dès le 15 juin, vous pourrez dormir dans un environnement poussant l'écologie au maximum, loin du greenwashing habituel: toilettes sèches, douches et rechargement des portables dans des bâtiments centralisés, construction en bois, potager bio, assainissement par phytoépuration, cendriers sur les chemins... vous êtes donc prévenus. Mais rien de tel pour déconnecter dans un cadre naturel où vous pourrez à loisir nager (piscine naturel, bien sûr), faire du tir à l'arc, du vélo, de la plongée (jusqu'à 30m de profondeur), tout en observant la faune et la flore grâce à des guides spécialisés.
Cabane, tente de trappeur, tipi, yourte, cabane flottante, il est même possible de tester toutes ces chambres insolites en un séjour... bien nommé le Grand Chelem! Vous pouvez d'emblée réserver, mais les hébergements sont ouverts à partir de la mi-juin. Comptez par nuit entre 75 et 125 € (basse saison) et 95 à 165 € (haute saison), un tarif incluant séjour et petit déj pour 2 personnes + une activité (ex. tir à l'arc) + accès à la piscine naturelle. Bon, ces prix me semblent quelque peu "optimistes" pour la tranche haute (je pense qu'il ne faudrait pas dépasser 120 € en haute saison - l'équipement reste spartiate et s'il pleut, les activités sont limitées), on verra s'il y aura des ajustements après quelques mois de fonctionnement. Mais... n'oublions pas le formidable investissement humain: laissez moi vous conter l'histoire de cette aventure exceptionnelle...
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vendredi, 27 avril 2012
Le Cartel qui a tué les ampoules incandescentes

Regardez attentivement cette ampoule:
dans un mois, elle fêtera ses... 111 ans.
Ce n'est pas une blague. La Centennial Light (ampoule centenaire) est une ampoule électrique de 4W qui a été installée dans la caserne de pompiers de Livermore (Californie) en... 1901. Elle n’a presque jamais été éteinte depuis.
Si les fabriquants justifient cette extraordinaire durée de vie par la faible puissance de l'ampoule, la vérité tient surtout à l'obsolescence programmée décidée en décembre 1924 lors d'une réunion rassemblant les principaux fabriquants internationaux de l'époque. Formant le cartel "Phoebus", ils décidèrent de contrôler la production des ampoules incandescentes en réduisant leur longévité. En 1924, cette dernière tournait autour de 2500h et ne cessait de progresser. Phoebus a alors décidé de la réduire en créant le Comité des 1000h en 1925, visant à la fabrication d'ampoules plus fragiles.
Rapidement, les fabriquants dérogeant à la règle se virent pénalisés, le montant des amendes étant indexé sur le temps de dépassement du fonctionnement de leurs produits, testés régulièrement. En 2 ans, la durée de vie des ampoules passa de 2500 à 1500h, les 1000h ayant été atteintes dans les années 40. Bien que le cartel ait été découvert en 1942 et dissout après 11 ans de procès en 1953, obligeant les fabriquants à lever ces restrictions, le jugement n'a jamais été appliqué dans les faits.
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mardi, 17 avril 2012
Gliss Speed, le kart nautique électrique: a testé.

Evidemment, quand je me suis retrouvée en tenue de ville à mettre le pied sur une embarcation de la taille d'un kart au bord du Canal de l'Ourcq aux portes de Paris, je faisais moins la maline... 1 mn plus tard, je m'éclatais à 25 km/h au fil de l'eau, sensation surréaliste au milieu des bureaux et immeubles environnants.
Voici donc le Gliss Speed, le 1er kart nautique électrique, conçue par Aqualeo, jeune pousse française basée en Mayenne. Né du constat qu'il n'y avait pas d'intermédiaire entre le pédalo et le jet-ski, le Gliss Speed se veut accessible à tous dès 8 ans et sans permis (poids passager max: 110 kg). S'adressant aux centres de loisirs nautiques, ce nouveau joujou 100% fun et ludique a de quoi susciter l'intérêt. Offrant 2 heures d’autonomie pour 2h de recharge (une batterie de 25 kg de la taille d'une valisette qui s'enlève en un rien de temps), il permet aux adeptes de vitesse de se faire plaisir de façon plus écolo: pas d'essence polluant l'eau et les environs et nettement moins bruyant que les 80 dB d'un jet-ski. En plus, à part la batterie venant de Chine, le Gliss Speed est 100% made in France (dont 50% des pièces fabriquées en Mayenne), ce qui limite considérablement les transports.
Voyez la vidéo ci-après pour une démonstration de l'engin.
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vendredi, 13 avril 2012
Réseaux sociaux & développement durable: servir et se servir
D'un côté, nos modes de fonctionnement sont envahis par les réseaux sociaux. De l'autre, la notion de développement durable est omniprésente dans notre quotidien. Il arrive alors forcément que ces deux mondes se croisent. Reste la question de savoir comment. Partant de ce constat, le Réseau Femmes & Développement Durable(*) a organisé le 6 mars dernier une conférence sur "Les réseaux sociaux au service du DD et leurs usages par les professionnels".
Qu’il s’agisse d'utiliser les réseaux dominants, d’outils spécifiques ou de communautés dédiées, l'objectif était de faire le point sur ces nouveaux supports et apporter des éléments de réponses aux questions suivantes :
- Sous quelles formes s’articulent les réseaux sociaux autour du développement durable ?
- Quels sont les profils des utilisateurs et quels sont leurs attentes ?
- Quels liens les entreprises et les ONG peuvent-elles tisser avec ces réseaux ?
- Quels bénéfices attendre et quels risques en matière de communication?.
La conférence bénéficiait, entre autres, des retours d'expériences de Danone, du Crédit Agricole et du réseau international animé par l'ONG WiserEarth. Cet évènement a pu démontré que les notions de crédibilité et de transparence étaient à la base même de la relation entre l'entreprise et des consommateurs devenus de plus en plus initiés au développement durable, notamment au travers de nouveaux modes de consommations collaboratives. Le compte-rendu vient d'être publié, qui synthétise les critères clés à respecter pour les entreprises présentes sur les réseaux sociaux :
- être transparentes
- créer du contenu propre
- être à l’écoute
- accepter la conversation
- rester humble
(*) A propos du Réseau Femmes & Développement Durable (FDD): réseau d'échanges professionnels, de partage d'expériences et de bonnes pratiques né en 2000, il s’est depuis constitué en association. Son objectif consiste, d’une part, à promouvoir un regard féminin sur toutes les questions liées à l’environnement, à la santé et, plus généralement, au développement durable. D’autre part, l’association s’attache à valoriser entrepreneuriat féminin et les actions menées en faveur du développement durable. C'est un réseau qui m'est d'autant plus cher que j'ai le plaisir de le présider. Pour en savoir plus sur l'asso: www.femmesdd.fr/about.html
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mardi, 10 avril 2012
Quand la nature se fête, faites des nichoirs!
Ras-le-bol des présidentielles? Participez à la fête de la Nature (voir la liste des manifestations en France, du 9 au 13 mai) et construisez un nichoir grâce au plan proposé. L'objectif de l'évènement est d'installer 10.000 nichoirs partout en France avec l'aide des particuliers.
Pour cela, rien de plus simple, téléchargez ou visionnez le mode d'emploi pour fabriquer et installer un nichoir de type semi-ouvert (convenant à de nombreuses espèces comme le Rougegorge familier, le Rougequeue noir ou la Bergeronnette Grise).
Voici le matériel dont vous aurez besoin (épaisseur des planches: 2 cm max.):
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lundi, 02 avril 2012
Des cochons dans les champs de blé ?
L'élevage des porcs en Bretagne est depuis longtemps pointé du doigt pour les problèmes de pollution engendrés par le lisier, responsable de taux particulièrement importants de nitrates dans les sols et l'eau. Non seulement ces derniers se retrouvent dans l'eau du robinet, la rendant impropre à la consommation, mais en agissant comme de l'engrais, ils entraînent la prolifération d'organismes, algues vertes en tête (voir fiche du CNRS).
Certes, les éleveurs ont l'obligation de traiter les excédents depuis 1998, notamment en recourant à l'épandage. Mais les tonnages de lisier sont trop importants et il fallait trouver une solution. Or, pourquoi chercher à se débarrasser d'engrais naturel dans un pays qui utilise 57.000 tonnes d'engrais chimique et 19.000 tonnes d'engrais minéral ?
Les céréaliers et éleveurs avaient bien conscience de ce potentiel, mais il a fallu attendre 2008 pour qu'une coopération à grande échelle voit le jour à l'initiative d'Aveltis (coopérative) et Laprovol (transformation d'engrais en granulés) sous la forme d'un GIE (Groupement d'intérêt économique) appelé Ter'avenir, qui vient de recevoir le Trophée de l'eau Loire-Bretagne 2011.
Le partenariat repose sur l'exportation de lisier breton vers les zones céréalières où les agriculteurs manquent d'engrais organique pour fertiliser leurs cultures céréalières. 15.000 à 20.000 tonnes de compost font désormais le trajet jusqu'au Loir-et-Cher. Le lisier restant est envoyé vers une unité de méthanisation produisant de l'électricité, dont la chaleur produite sert à transformer le compost en granulés, facilement utilisable par les agriculteurs. Une des grosses difficultés que le GIE a du surmonter était de stocker ces énormes tonnages, notamment en période hivernale (pas d'épandage), sans risquer de polluer les alentours. Une plate-forme de stockage a donc été créée pour réceptionner le lisier toute l'année. Elle est bitumée pour récupérer les eaux sales et une lagune artificielle retient les eaux de pluies destinées au nettoyage des camions. Lire la suite de l'article pour voir la vidéo de présentation:
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